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Archive de la catégorie Un peu de légèreté

Pour fêter l’arrivée du Beaujolais, des Japonais se baignent dedans!

Cela se passe dans un hôtel de Hakone, station thermale près de Tokyo, au Japon. Il y a là un bassin, ou plutôt “un onsen” (bain de source volcanique en plein air). Voilà trois ans que le propriétaire rajoute des bouteilles de Beaujolais dans le bain raconte La Provence.

C’est leur manière à eux de fêter aujourd’hui la sortie du Beaujolais nouveau. On espère donc qu’ils ne font pas que plonger dedans mais qu’ils le boivent aussi…

Un baigneur qui a tout de même bu un verre de Beaujolais en sortant du bassin, l’a trouvé “très fruité.”

Etonnant, le Japon est le premier marché d’exportation de Beaujolais nouveau et chez eux aussi, l’arrivée de ce breuvage est donc un évènement, selon La Dépêche. Bien qu’en baisse, la vente des bouteilles de Beaujolais au pays du soleil levant s’élevait à 6,7 millions de bouteilles l’année dernière. Toutefois, elle était en baisse de 18%.

En raison du cours du yen, qui est en hausse par rapport à l’euro, le prix de la bouteille devrait baisser : 15 à 19 euros, contre 22,5 euros en 2008. Mais, on pourra aussi trouver le Beaujolais cette année dans des bouteilles en plastique à seulement 6 euros…

 

Source : http://www.lepost.fr/

Un hôtel constitue une bibliothèque de livres que les clients oublient

Situé dans le centre de Madrid, dans le quartier Chamberi , l’hôtel Conde Duque a ajouté un service assez inédit à ceux déjà présents dans ce quatre étoiles : il s’agit d’une bibliothèque constituée exclusivement de livres oubliés dans leur chambre par les clients.

Livres d’art ou guides touristiques, en anglais, allemand, japonais, espagnol, grec ou chinois, ce sont plus de 250 ouvrages qui rassemblent les thèmes les plus variés. Ainsi, on dénichera un livre de cuisine ou une biographie de Michael Jackson, des mémoires du torero José Ortega Cano. Tout le monde ne peut en effet pas proposer un Kindle à ses clients

Une tour de Babel moderne

Évidemment, on trouvera Dan Brown et quelques autres best-sellers, mais celui qui a le plus retenu l’attention des bibliophiles c’est une traduction du Book of Mormon en espagnol, une édition de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, avec une dédicace à l’intérieur.

L’idée a germé voilà un an, alors que le directeur de l’hôtel avait organisé une vitrine avec une quarantaine de livres oubliés à travers les 143 chambres. Et comme le nombre d’oublis a augmenté, la bibliothèque s’est imposée d’elle-même. Et cela fonctionne tant et si bien que maintenant, il arrive que des clients laissent volontairement à la réception un livre, pour qu’il figure dans la bibliothèque.

Une manière comme une autre de référencer ce que lisent les clients. Une chaîne d’hôtels en Angleterre en avait carrément publié une analyse, pour refléter les préoccupations de leurs clients, en période de crise : les ouvrages d’économie étaient largement au-dessus du lot…

Rédigé par JuBop, le mercredi 17 décembre 2008 à 17h44

Source : actualitte.com

Crise ou pas, Dubaï inaugure en fanfare un nouvel hôtel de grand luxe

DUBAI (AFP) — Ignorant la crise économique et financière mondiale, Dubaï, émirat arabe du Golfe coutumier des excès et des records, a inauguré en fanfare jeudi soir un nouvel hôtel de grand luxe bâti sur une île artificielle par une party extravagante de 20 millions de dollars.

La fête s’est achevée tard dans la nuit par un gigantesque feu d’artifice qui a illuminé toute la côte de l’émirat.

Plus de 2.000 personnalités avaient été invitées par la société Kerzner International et son partenaire local, le promoteur immobilier Nakheel, qui est contrôlé par l’émirat, pour l’inauguration officielle de “Atlantis, The Palm”, un cinq étoiles qui a en fait ouvert ses portes en septembre.

L’hôtel s’élève à la pointe de “Palm Jumeirah”, la première des trois îles artificielles en forme de palmier en cours de construction par Nakheel.

“Là où nous nous trouvons maintenant, c’était de l’eau il y a cinq ans”, a déclaré dans une allocution Sultan Ahmad ben Sulayem, le PDG de Nakheel.

Cette soirée s’est déroulée alors même que Dubaï, dont la prospérité repose sur l’immobilier et le tourisme, commence à ressentir les effets de la crise économique et financière dont il se croyait à l’abri.

Le gouvernement de l’émirat a ainsi annoncé la création d’une commission pour évaluer l’impact de la crise sur Dubaï et proposer les mesures nécessaires pour venir en aide à certains secteurs, notamment la banque et l’immobilier.

Le gouvernement des Emirats arabes unis, dont Dubaï est l’une des sept composantes, a déjà mis 32,6 milliards de dollars à la disposition des banques du pays pour prévenir une crise de liquidités.

Mais malgré ce soutien, les banques ont considérablement restreint l’octroi de crédits, amenant certains promoteurs immobiliers de Dubaï à procéder à des licenciements.

Nakheel elle-même a dû annoncer il y a quelques jours un ralentissement de ses activités, alors même que la construction de ses trois îles en forme de palmier est loin d’être achevée.

Le président de Kerzner International, le magnat sud-africain Sol Kerzner, 73 ans, a d’ailleurs admis que son projet d’expansion de “Atlantis, The Palm” devrait attendre des jours meilleurs.

“Nous avons achevé les plans. Quant à savoir quand nous commencerons la construction, cela dépendra de l’environnement” économique, a-t-il déclaré cette semaine dans une interview à l’AFP.

“Nous irons de l’avant quand le moment sera venu, quand le financement sera disponible, parce qu’en ce moment, nous ne pouvons pas trouver de financement”, a-t-il admis, tout en refusant de dévoiler le montant de l’investissement.

Kerzner International a déjà subi l’impact de la crise. La société vient ainsi de licencier 800 employés du premier Atlantis, situé aux Bahamas.

Mais M. Kerzner et le président de Nakheel avaient mis de côté ces soucis jeudi soir, le temps d’une de ces fêtes dont Dubaï, un émirat pourtant socialement conservateur, raffole, où l’alcool coulait à flot et où dignitaires locaux vêtus de la traditionnelle “thobe” (tunique blanche) pour les hommes et de l’”abaya” (longue robe noire) pour les femmes côtoyaient des jeunes femmes à la tenue nettement plus légère.

Parmi les invités, figuraient des acteurs (Robert De Niro), des chanteurs (Janet Jackson), mais aussi des hommes d’affaires (Richard Branson) et d’anciens champions (Boris Becker et Michael Jordan).

Le feu d’artifice avait été précédé par un concert de la chanteuse australienne Kylie Minogue.

M. Kerzner a indiqué à l’AFP que la facture de 20 millions de dollars “incluait tout” et que l’investissement était justifié par l’importance du projet.

L’Atlantis, qui compte 1.539 chambres et est formé de deux bâtiments massifs de couleur rosâtre reliés par un pont abritant une suite, est déjà devenu une attraction pour les touristes, au même titre que le célèbre “Burj Al-Arab”, le seul “7 étoiles” du monde.

Source : AFP

Une touriste croyant aller en Australie se retrouve au Canada

Une touriste argentine qui avait réservé un voyage pour Sydney en Australie a eu la surprise de se retrouver au Canada.

C’est la loi des séries. Après qu’un touriste ait confondu San José aux USA avec San José au Costa Rica (lire), c’est au tour d’une habitante de Buenos Aires qui voulait aller dans la métropole australienne, mais qui s’est retrouvée à Sydney, une petite ville industrielle située sur l’île du Cap-Breton dans la province de Nouvelle-Ecosse sur la côte est canadienne. Elle s’est aperçue de son erreur en approchant de sa destination. Elle prenait des photos par la fenêtre de l’avion et s’est dit qu’il y a “quelque chose qui cloche”, a-t-elle raconté au journal local Cape-Breton Post.

Source : Le Quotidien du tourisme

Hôtel 100% nature en Bavière

Le « Bett im Kornfeld », traduction : « Un Lit dans un champ de blé », n’aura pas coûté très cher à ses promoteurs. Et pourtant, il connait un succès grandissant. Il se présente comme un labyrinthe dans un champ de céréales. Pas de chambre, ni de lit dans cet hôtel de charme. Seulement des couches de pailles surmontées d’une toile imperméable. Oui, vous l’aurez compris, au « Bett im Kornfeld », on dort à la belle étoile. La salle de bain se trouve sous un arbre. Et pour les toilettes, il faut se rendre dans des préfabriqués. Parallèlement, l’hôtel propose aussi des randonnées, des baignades dans la rivière et des grillades. Cela fait 7 ans que l’endroit existe et il est particulièrement apprécié des Allemands. Le « Bett im Kornfeld » se trouve en Bavière, à Bad Kissingen. Il n’est ouvert que les deux premières semaines d’août, ce qui vous laisse largement le temps de vous organiser pour l’année prochaine !

Source : lavieameilleurgout.mint.be

Objets volés, objets trouvés dans les hôtels : sondage Hotels.com/Harris Interactive

Têtes en l’air ou cleptomanes ? Qui ne possède pas chez lui une collection de mini gels douche estampillés du logo des principales chaînes d’hôtel ? Qui n’a jamais oublié ses chaussettes dans sa chambre d’hôtel ? L’étude Harris Interactive pour Hotels.com dresse le portrait des voyageurs français et vous emmène dans les coulisses des hôtels. Avec quels objets repartent les voyageurs de leur chambre d’hôtel ? Qu’oublient-ils à l’hôtel ? Hotels.com vous présente ces petits trophées ramenés par les voyageurs, et ceux trouvés par les hôteliers, avec quelques anecdotes… insolites !

Ces trophées emportés par les voyageurs :
Honnêtes ou cachottiers ? Selon les résultats du sondage, la majorité des voyageurs français serait plutôt irréprochables, mais un quart des personnes interrogées - soit 26 % - avoue avoir déjà ramené des objets de leur chambre d’hôtel (cf. tableau récapitulatif p.2).
Les classiques : les objets d’hôtels les plus populaires sont le gel douche (78 %), le shampoing (58 %), des stylos et blocs-notes (48 %). L’affichette « ne pas déranger » se trouve également parmi les objets incontournables des chasseurs de souvenirs.
Les audacieux : ils restent assez nombreux à emporter les serviettes (24 %), les pantoufles (20 %) et les peignoirs (20 %)… qu’ils n’ont pas le droit de garder.
Les inouïs : certains voyageurs vont encore plus loin… voire trop loin. L’Association des Gouvernantes Générales de l’Hôtellerie (AGGH) confirme que tout se vole dans les hôtels : des simples verres au linge (draps, coussins, serviettes…), jusqu’aux tapis ou télévisions !

Ces trophées retrouvés par les hôteliers :
Si certains voyageurs n’hésitent pas à repartir très chargés, d’autres laissent parfois de petites surprises aux femmes de chambre. Hotels.com s’est penché sur ces oublis, des plus fréquents au plus insolites.
Les incontournables : les chaussettes (20 %) et les cosmétiques (41 %) arrivent en tête des objets les plus fréquemment oubliés à l’hôtel. Viennent ensuite les bijoux (9 %), les chaussures (8 %), le téléphone portable (5 %) et les clés (5 %). Le chargeur de téléphone figure également dans le palmarès des objets les plus oubliés. Et non, les hommes ne sont pas plus têtes en l’air que les femmes : 30 % des hommes interrogés, et 31 % des femmes, ont déjà oublié des objets dans leur chambre.
Les embarrassants : plus embêtant, 15 % des personnes interrogées ont déjà oublié leur linge sale, et 15 % leurs sous-vêtements. Et les hommes laissent plus facilement traîner leur linge sale que les femmes (19 % contre 11 %), jusque dans leur chambre d’hôtel…
Les impensables : interrogée sur le sujet, l’AGGH révèle deux anecdotes insolites : une cliente aurait oublié des menottes recouvertes de fourrure rose et a appelé l’hôtel pour qu’elles lui soient expédiées. Moins affriolant mais plus effrayant, un client aurait laissé un petit reptile dans sa chambre d’hôtel, ne sachant probablement pas comment le ramener chez lui !

79 %
C’est le nombre de personnes interrogées qui n’ont pas du tout mauvaise conscience lorsqu’ils emportent des objets de l’hôtel. En effet, 52 % considèrent que ces objets sont inclus dans le prix des chambres, et 30 % jugent qu’il s’agit d’une forme de publicité dont profitent les hôtels.

Objets les plus fréquemment volés dans les chambres d’hôtels
Le savon / gel douche    78 %
Le shampoing    58 %
Des stylos, le bloc-notes, le set de table    48 %
Les serviettes de toilette    24 %
Les pantoufles    20 %
Le peignoir    20 %
L’affichette “ne pas déranger”    15 %
Des verres    13 %
Des boissons du mini-bar    10 %

A noter : contrairement à certains clients, les femmes de chambre ne gardent pas les objets ! Ils doivent être rigoureusement enregistrés, accompagné d’une description précise, pour faciliter les recherches lorsqu’un client se rend compte de son oubli. Plutôt rassurant pour les têtes en l’air parmi les voyageurs !

À propos du sondage
Sondage Hotels.com réalisé en ligne par l’Institut d’études Harris Interactive auprès d’un échantillon de 1000 répondants représentatifs de la population française sur les critères suivants : sexe, âge, CSP et région. Les résultats complets du sondage sont disponibles sur demande auprès du service de presse de Hotels.com.

Source : big-annuaire.com

La maison de Bob Marley transformée en hôtel de luxe

La famille Marley a célébré le 4 juillet 2008, l’ouverture officielle du Marley Resort and Spa, à Nassau aux Bahamas.

A l’origine, cette demeure de gouverneur fut la maison de vacances de la famille Marley. Située sur Cable Beach à Nassau elle est aujourd’hui transformée en un luxueux boutique-hôtel de 16 chambres, le Marley Resort & Spa. Chaque chambre est décorée sur le thème d’une chanson de Bob Marley et apporte un confort haut de gamme avec écran plat et système Bose qui émet le titre auquel est dédiée la chambre en y entrant… L’hôtel propose aussi une multitude de services, d’excursions et d’activités. “Le Marley Resort & Spa est un endroit où nous avons voulu privilégier le service personnalisé” explique Stephanie Marley, la fille du chanteur. “L’ambiance convie à la relaxation et au bien-être. Nous espérons que cette vibration qui a inspiré notre famille inspire à son tour les hôtes à vivre leur propre légende”. L’OT des Bahamas à Paris a monté un forfait “Marley” avec Turquoise de 8 jours et 7 nuits, à partir de 2.200 euros par personne en chambre double avec vols A/R et transferts hôtel compris.

Source : Le Quotidien du Tourisme

http://www.marleyresort.com/

Palaces - De si chers caprices

La vie des riches racontée par les concierges des grands hôtels n’est pas forcément un conte de fées. Mais qu’est-ce qu’on s’amuse !

D’eux, ils savent tout. Les cinq sens aux aguets, ils ont le talent divinatoire d’anticiper leurs moindres désirs, leurs ridicules caprices ou leurs folles extravagances. Les grands chefs concierges, ceux qui officient dans les sélects palaces parisiens, connaissent mieux que quiconque cette espèce qu’on appelle communément les riches ! « Etre concierge, c’est devenir important pour des gens qui ont tout , assure Yannick Bastoni, jeune chef concierge de l’hôtel Fouquet’s Barrière. Le client est loin de chez lui . A Paris, il est perdu, il ne sait pas où aller. Nous sommes là pour l’aider. »

Toujours au dernier moment.

Réserver une table, un billet de train ou d’avion, un parcours de golf, un court de tennis, une place d’opéra ou un concert de rock. Très simple, sauf que… les riches s’y prennent systématiquement au dernier moment. « J’ai dû trouver des places pour un opéra chanté par Pavarotti à la Scala à Milan, le matin pour le soir. Puis dénicher un jet privé et réserver dans un restaurant gastronomique pour la sortie du spectacle », raconte Lionel Laurens, chef concierge de l’hôtel Raphaël. Roderick Levejac, chef concierge au George V, se souvient du dernier Roland-Garros : « A 14 heures, un client, installé sur le court central, m’appelle sur mon portable. Il veut voir jouer Roger Federer, qui est sur le Suzanne-Lenglen ! Une demi-heure plus tard, je lui fais livrer les places. Il n’a plus qu’à se lever et aller voir le match ! »

Autre spécificité, les grandes fortunes ont l’art de vouloir, toutes, dîner, au même moment, au même endroit ! « La colle de 2008, c’est le Jules Verne, le restaurant que Ducasse a repris à la tour Eiffel. Il y a 3 500 appels par jour ! C’est un parcours du combattant, les gens se damneraient pour avoir une table », dit Carlos Teles, chef concierge de l’hôtel Bristol. Pour relever le gant, les meilleurs concierges du monde s’appuient sur leurs réseaux. « Un bon concierge connaît le gérant, le directeur de l’établissement, le cuisinier ou le maître d’hôtel de tel restaurant. Il va tout faire pour débloquer une table », assure Yannick Bastoni. C’est la routine.

Les concierges veulent du défi. De l’inédit. « Tout est possible ! dit Frédéric Baucher, chef concierge au très branché hôtel Murano . Si on me dit de mettre un dauphin dans la piscine, je le fais immédiatement. C’est juste une question de prix… » De concierge à concierge, on se raconte les demandes rigolotes et fantaisistes. Et on se souvient des très généreux pourboires qui vont de pair. En vrac et dans le désordre : une calèche, tirée par quatre majestueux chevaux, est arrivée, en plein hiver sur le boulevard du Temple, pour emmener ses passagers visiter Paris d’une manière… différente. En janvier, un Autrichien a eu une violente envie d’offrir à sa fiancée du muguet, qui ne pousse qu’au mois de mai ! Des serres spécialement chauffées pour l’occasion ont fait le miracle. Le tout facturé 300 euros. Dans des palaces, il n’est pas rare de faire installer, dans la chambre d’un accro du jeu, un minicasino avec machines à sous, tables de jeux-poker, black jack-, roulette et vrais croupiers. On a vu aussi des strip-teasers offerts par un client à sa mère pour fêter les 65 ans de celle-ci ! Ou deux wagons entiers d’Eurostar réservés pour une famille de cinq personnes qui ne veut pas être dérangée. Une visite privée de Versailles, la nuit, avec des dizaines d’acteurs en tenue Grand Siècle pour une seule et unique personne. En vingt-quatre heures, on a arrangé une soirée anniversaire dans un château avec tout le folklore médiéval (troubadours et trouvères, chevaliers en cote de mailles, etc.). Un concierge a loué en catastrophe une salle de basket pour une star de cinéma américaine qui voulait marquer quelques paniers en toute tranquillité. Et a acheté 400 kilos de sucre de régime pour un cheikh arabe qui voulait en constituer un stock et le rapporter chez lui.

Autre histoire. « Un bon client m’appelle. Il vient à Paris avec son épouse pour fêter leurs vingt ans de mariage. Il veut un cadeau original ! » dit Carlos Teles. Voici ce qui fut imaginé : l’Américain a fait parvenir au concierge une photo de sa moitié. Celui-ci a fait réaliser un joli portrait de la femme par un peintre parisien. Un soir, après un bon dîner à Saint-Germain-des-Prés, les deux amoureux, se baladant main dans la main, tombent en arrêt devant le portrait de madame, exposé dans la vitrine d’une galerie d’art ! So romantic

Fabriquer de l’insolite.« Les riches sont toujours plus riches , constate un grand concierge. L’argent n’est même pas un sujet de discussion. Ils veulent qu’on les étonne avec de nouvelles idées. Et puis, de retour chez eux, ils veulent épater la galerie. » Alors, les concierges fabriquent de l’insolite. A ces riches, ils proposent de passer chez Guerlain pour inventer « leur » parfum. Elaboré spécialement avec un nez de la grande maison. Idem pour le vin : une journée dans un vignoble privé où, avec des cépages en pipette, on peut assembler « son » vin. Autre activité qui fait fureur, le touriste peint une vue de Paris sur les bords de Seine, tout en dégustant un luxueux pique-nique au bord de l’eau. Ou alors on arrête la production pendant deux heures chez le fameux chocolatier Malitourne. L’amateur enfile son tablier et s’égaille dans la poudre de cacao, avant de ressortir avec ses propres palets d’or ou ses oeufs de Pâques. De l’inoubliable, on vous dit.

Pourtant tout n’est pas toujours facile. Les concierges ont une faille, la sortie en boîte de nuit. « Tout dépend du physionomiste , explique un concierge. Même si on réserve une table et qu’on prévient le patron, on n’est jamais à l’abri d’un videur qui fait du zèle ! Il n’y a rien de pire que de voir notre client viré comme un malpropre… » D’autant qu’il semble que les riches tolèrent mal que la vie oppose une quelconque résistance à leurs désirs. « Un vol complet, un taxi qui n’arrive pas, un bagage perdu, un orage sur Paris, c’est inadmissible, s’agace un concierge, et c’est de notre faute ! » L’échec est interdit

Source : LePoint.fr

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