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Archive de la catégorie 2010

Tourisme : le mois d’août sauve l’été

L’été 2010 sera, au total, un bon cru. Malgré un mois de juillet poussif, les réservations de dernière minute en août et le retour des visiteurs étrangers sauvent le bilan touristique.

Pour les Français, les vacances sont sacrées. Crispés sur le porte-monnaie, ils ont moins dépensé cet été mais ont afflué plus nombreux dans les stations touristiques de l’Hexagone. Au total, si la saison a eu du mal à démarrer en juillet, le mois d’août dépasse toutes les espérances.

« Le pic s’est déplacé. Les deux semaines les plus fréquentées de l’année sont les deuxième et troisième semaines d’août », repère Didier Arino, dont le cabinet Protourisme a livré hier un premier bilan estival. Même soulagement dans l’étude publiée hier par l’Agence de développement du tourisme en France (Atout France) : « La fréquentation de la clientèle française devrait au moins rester stable par rapport à 2009. »

Le retour des touristes étrangers – Britanniques, Néerlandais et Belges notamment) – contribue à ces « bonnes perspectives pour la saison estivale », précise Atout France. Au total, « une progression de 4 % du nombre de clients en hébergement marchand sur l’ensemble de la saison estivale – après une baisse de 3,5 % en 2009 », est à prévoir, selon Protourisme.

Le tourisme vert progresse

Les plages, restent, sans surprise, la destination favorite en France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Aquitaine en tête. Mais la fréquentation y est en perte de vitesse. Moins cher, le tourisme vert gagne du terrain, pour autant qu’il s’agisse d’un « tourisme actif à forte valeur ajoutée », commente Jean-Pierre Serra, président du Réseau national des destinations départementales. « Les Français veulent découvrir des destinations plus authentiques », et se tournent notamment vers le Morbihan, la Gironde, L’Orne, l’Eure-et-Loir, la Sarthe ou le Vaucluse.

Etrangers, le come-back

La riche clientèle américaine, russe ou asiatique est enfin de retour en France. Ce come-back profite tout particulièrement à la capitale et aux palaces de la Côte d’Azur. Les monuments parisiens ont vu leur fréquentation exploser : été record pour la Tour Montparnasse (+18 % en juillet). L’Arc de Triomphe (+10 %), le Panthéon (+3,6 %) en profitent également.

Palaces et campings font recette

Les palaces parisiens affichaient plus de 90 % de taux d’occupation en juillet. « La reprise est réelle. Je ne vois pas comment les choses pourraient aller mieux », se réjouit Didier Le Calvez, président du Bristol. Loin des paillettes, les campings ont plus de succès que jamais. « Après un mois de juillet déjà en augmentation par rapport à l’année dernière, les réservations laissent croire que la progression se poursuivra tout le mois d’août », se réjouit Guylhem Féraud, de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air.

Les hôtels et les restaurants font grise mine

En revanche les professionnels de l’hôtellerie font grise mine. « Les vacanciers procèdent à des arbitrages au détriment de l’hébergement et de la restauration. En juillet, la fréquentation des hôtels a subi une baisse, et le montant du ticket moyen a chuté dans les restaurants. Et les prévisions sont mitigées pour août », déplore Thierry Grégoire, président de la Fédération nationale des professions saisonnières.

Bons plans de dernière minute

« Cet été, près de 40 % des séjours ont été vendus via une remise, une promotion ou une réduction. Le manque de liquidités pousse plus que jamais les vacanciers à attendre le dernier moment pour réserver », note Didier Arino.

Laurence Valdès
Source : francesoir.fr

Plus d’un touriste sur deux juge les prix des hôtels français trop chers

57% des clients d’hôtels français trouvent les prix pratiqués par ces établissements trop chers, voire excessifs, selon une étude Coach Omnium, publiée lundi 16 août. Ce taux est en progression par rapport à la dernière étude sur le sujet, datant de 2008. Lors de cette dernière enquête, moins d’un client sur deux (42%) étaient de cet avis.

49% des touristes séjournant dans les hôtels français estiment que les tarifs sont trop élevés ou chers et 8% qu’ils sont même excessifs, selon la dernière enquête du cabinet Coach Omnium. Lors du même sondage, mené en 2008, ils n’étaient, respectivement que 39% et 3% à partager cet avis.

A l’inverse, un peu plus d’un tiers des consommateurs (36%) interrogés dans le cadre de cette étude jugent les prix “corrects” ou “normaux”, contre 41% en 2008. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 1% a déclaré que les prix sont “accessibles” ou “bon marché” contre 7% il y a deux ans.

Les hôtels de 0 à 2 étoiles recueillent le plus de perceptions défavorables. 66% des personnes qui fréquentent les 0 et 1 étoile trouvent que les établissements de cette catégorie ont des tarifs prohibitifs et 56 % pour les 2 étoiles.

Pourtant, selon Coach Omnium, citant les chiffres de l’Insee, les tarifs hôteliers n’ont progressé que de 0,9% sur un an en juin dernier. La société d’études explique cette dégradation de la perception des prix par le fait que “les hôteliers ont désormais une politique tarifaire plus dure sur Internet et n’accordent plus autant de rabais qu’il y a encore quelques mois”.

Une difficulté à surmonter car aujourd’hui, le prix est le premier critère de sélection d’un établissement (74% des clients sondés) en même temps que la localisation, rappelle Coach Omnium.

Cette étude a été réalisée par la société d’études marketing & économiques Coach Omnium. Le sondage a été réalisé en juin 2010, auprès d’un échantillon représentatif de la clientèle hôtelière de 1.088 clients d’hôtels français et étrangers, par interviews qualifiées en face-à-face.

Source : Relaxnews
larep.com

Juillet décevant

Malgré une météo plus favorable que l’an passé, la saison touristique risque d’être très moyenne en dépit d’une arrière-saison qui s’annonce bien. De fait, juillet, qui a démarré tard, a été très décevant. La faute à la crise?

L’observatoire du comité régional du tourisme constate, en tout cas, que sur la période du 1erjuin au 14juillet, la conjoncture économique et un contexte de hausses de tarifs, ont nettement pesé sur la consommation des vacanciers.

Retour des étrangers

«Si les touristes étrangers, moins nombreux à choisir la Bretagne ces dernières années, sont revenus, c’est la clientèle française qui fait défaut. Elle dépense moins et les restaurants s’en ressentent», confirme l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. L’Umih relève, par ailleurs, que si, pour juin, la fréquentation des hôtels et restaurants bretons se situe dans la moyenne des années précédentes, «la clientèle attendue pour juillet n’est pas venue».

Gîtes en baisse

Une clientèle que l’on ne retrouve pas, non plus, dans les gîtes. Le comité des Côtes-d’Armor des Gîtes de France estime que la saison est encore moins bonne que l’an passé, «alors qu’on avait déjà perdu 15% par rapport à à 2008. La saison n’a pas vraiment démarré avant le 16 ou le 17juillet. De plus, la dernière semaine de juillet, il y avait 50gîtes encore disponibles; du jamais vu». Même constat dans le Finistère, avec un littoral qui s’en sort correctement contrairement à la zone sublittorale (15-20km) et pire encore dans le Centre-Bretagne. Dans le Morbihan, si la fréquentation de juillet n’a quasiment pas baissé, «les séjours sont plus courts», en revanche. Une saison peau de chagrin, déplore également Yves Le Floch, président de la Fédération bretonne de l’hôtellerie de plein air: «On a eu un peu de monde à Pâques mais mai et juin, vu le nombre limité de ponts, ont été calmes. Quant à juillet, c’est décevant. On attendait plus de monde, vu la météo, que ce soit en location de mobil-homes ou en camping. La pleine saison, désormais, se limite quasiment à la première quinzaine d’août. Surtout cette année, où le 15 tombe un dimanche. Les gens risquent de partir dès le 16…». Certes, les prévisions pour septembre sont encourageantes. Mais, estime Yves Le Floch, «si l’on accueille plus de monde en arrière-saison, c’est aussi en raison de prix promotionnels. Le chiffre d’affaires ne suit pas. On fait des nuitées mais pas de chiffre». Et de regretter, à cet égard, que «certains établissements recourent à des prix bradés dès juillet».

À la dernière minute

«Depuis deux, trois ans, les gens ont pris l’habitude de négocier», constate-t-on aux Gîtes de France des Côtes-d’Armor: «Ils attendent le dernier moment, guettant les prix promos. On sait que sur les 150 gîtes qui ne sont pas réservés dans la dernière semaine d’août, on en louera ainsi une bonne cinquantaine». Une tendance sur laquelle tablent les hôtels et restaurants de la région, espérant une relance de la fréquentation de leurs établissements en août. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle saison ne battra pas des records. Et à terme, c’est toute une filière, fragilisée qui va se retrouver face à des problèmes d’investissements pour se remettre au goût du jour et aux nouvelles habitudes et attentes des vacanciers.

La moitié des professionnels satisfaits

La moitié des hébergeurs professionnels se disent satisfaits de la fréquentation touristique du mois de juin et des 15 premiers jours de juillet, qui serait globalement stable par rapport à l’an passé, selon l’Observatoire du comité régional du tourisme. Mais un tiers se disent insatisfaits. En revanche, 75% des hébergeurs «tendance» (cabanes dans les arbres, roulottes, yourtes, péniches) affichent leur satisfaction. Chambres d’hôtes. En déclin. Il y a quelques années, il était impossible de trouver une chambre d’hôte en Bretagne durant la pleine saison. Aujourd’hui, on attend le client, particulièrement dans le Centre-Bretagne et les réservations sont calmes ailleurs. L’augmentation des prix permet, toutefois, de maintenir le chiffre d’affaires. Campings. Les exploitants de campings soulignent que le secteur marchand de ce mode d’hébergement ne représente plus désormais que 30 à 40% selon les secteurs en Bretagne. L’hébergement dans la famille, chez des amis mais aussi les très nombreux camping-cars stationnés sur les aires d’accueil leur échappent. Équipements de loisirs. La fréquentation des équipements de loisirs de plein air a été dopée par les bonnes conditions météo de juin et des quinze premiers jours de juillet. La stabilité est de règle, en revanche, pour des équipements comme Océanopolis: moins 3.000 visiteurs en juillet; à relativiser compte tenu des 450.000 visiteurs annuels. Châteaux, musées et golfs, eux, sont toujours dans l’attente d’une reprise de la fréquentation étrangère. On note, toutefois, une légère augmentation de la clientèle britannique en début de saison.

Hervé Queillé

Source : letelegramme.com

Hôtels de luxe, le grand chambardement

Réouverture du Royal Monceau, inauguration prochaine d’un Shangri-La, en attendant le Mandarin oriental et le Peninsula : l’offre parisienne d’hôtels de luxe s’enrichit. Et les concurrents fourbissent leurs armes. Coulisses d’un combat feutré mais sans merci.

C’est un chantier spectaculaire, qui agite toute l’avenue Hoche, dans le très chic VIIIe arrondissement de la capitale. Et tandis que les bétonneuses, marteaux-piqueurs et ouvriers opèrent dans un bruit assourdissant, le Tout-Paris se prépare à un événement très attendu: la réouverture, à la fin de l’été, du Royal Monceau. Même remue-ménage avenue d’Iéna, de l’autre côté de l’Etoile. D’une forêt d’échafaudages s’échappent quelques statues dénudées et colonnes néoclassiques, remises au goût du jour par le groupe hongkongais Shangri-La, qui, lui, compte inaugurer son hôtel fin 2010.

Du jamais-vu dans l’histoire plus que centenaire des palaces: entre 2010 et 2012, quatre établissements -le Royal Monceau, le Shangri-La donc, mais aussi le Mandarin oriental (en 2011) et le Peninsula (en 2012)- vont enrichir l’offre parisienne. “Avec plus de 700 chambres supplémentaires, la capacité va s’accroître de près de 70 %”, a calculé Gabriel Matar, directeur France de Jones Lang LaSalle Hotels, auteur de l’étude “Palaces horizon 2015″. De quoi inquiéter la bande des sept -George V, Plaza Athénée, Meurice, Crillon, Ritz, Bristol, Fouquet’s. A quelques semaines des premières ouvertures, tous s’interrogent sur le nouveau Monopoly de la capitale, avec une conscience aiguë du “changement profond qui va s’opérer”, souligne Didier Le Calvez, directeur général du Bristol. Et fourbissent d’ores et déjà leurs armes pour un combat à fleurets mouchetés, mais néanmoins implacable…

En cette fin d’après-midi de mai, dans les élégants salons du George V, aucun sentiment de panique ne semble gagner le personnel. Et si l’on sent comme un frisson dans l’air, c’est juste parce que Johnny Hallyday, de retour de Los Angeles, vient de faire son apparition. Cette sérénité affichée, que l’on retrouve dans la plupart des palaces historiques, cache pourtant une grande inquiétude. “Ils sont indéniablement soucieux. La concurrence avec des opérateurs de haut niveau va bouleverser l’ordre établi”, analyse Paul Roll, directeur de l’office du tourisme de Paris. Les nouveaux investisseurs - fonds qatariens ou groupes asiatiques - ne sont pas venus faire de la figuration. S’ils ont misé des centaines de millions d’euros (entre 150 et 300 millions) sur des projets pharaoniques, s’offrant le palais de Roland Bonaparte (Shangri-La) ou l’ancien Centre international de conférences (Peninsula), c’est bien parce que Paris est “un passage obligé pour toutes les enseignes qui veulent se positionner dans le luxe”, souligne Gabriel Matar.

Désossé avant d’être rebâti

Ainsi, le Shangri-La a choisi de s’octroyer une vitrine prestigieuse dans la capitale française pour se faire connaître en Europe. Ses propriétaires ont restauré un immense hôtel particulier dans les règles de l’art, avec l’appui d’artisans spécialisés. De son côté, le Royal Monceau, presque totalement désossé avant d’être rebâti, va offrir un luxe ultra-contemporain conçu par Philippe Starck et, innovation remarquée, une salle de cinéma. Le Mandarin oriental, faubourg Saint-Honoré, promet, lui, une sophistication hors du commun, qui fait trembler ses proches voisins, dont l’Hôtel Costes. Tandis que le Peninsula proposera d’immenses chambres avec vue panoramique sur la tour Eiffel, ainsi qu’un vaste restaurant chinois: “Jouer la carte asiatique, quelle idée géniale !”, soupire un concurrent.

Chefs étoilés

Mais pas de palace - quelle que soit la beauté des lieux et la qualité de l’emplacement - sans un personnel d’exception. Après l’embauche de chefs étoilés, tels Thierry Marx, au Mandarin oriental, ou Philippe Labbé, au Shangri-La, les nouveaux venus sont allés piocher dans le vivier des hôtels existants. Le combat fait rage, en coulisses, entre les anciens et les modernes. Les Asiatiques n’hésitent pas à surenchérir pour recruter les meilleurs. “Ils provoquent une véritable hémorragie”, constate Mark Watkins, patron du cabinet Coach Omnium. Outre les concierges ou les gouvernantes - le Royal Monceau vient de débaucher une employée du George V - ce sont les patrons reconnus du secteur qui sont chassés. Ainsi, Didier Le Calvez est passé du George V au Shangri-La Paris, pour finalement prendre la tête du Bristol. Philippe Leboeuf, nommé directeur général du Mandarin oriental, a dirigé le Crillon, avant de partir pour le Claridge’s de Londres, où il a été recruté.”Nous ne nous laisserons pas faire”, martèle François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée et du Meurice. Devant une telle débauche de moyens, les hôteliers des beaux quartiers ne pouvaient pas rester indifférents. “Cela nous a poussés à nous remettre en question”, souligne Chris Norton, directeur général du George V. A mille lieues du ronronnement de ces dernières années. “Impossible de s’endormir sur ses lauriers”, renchérit Dominique Desseigne, patron du Groupe Lucien Barrière, propriétaire du Fouquet’s, sur les Champs-Elysées. C’est une vraie révolution de palais qui se joue. Le Bristol, par exemple, a lancé une vaste rénovation, tout en annexant un bâtiment mitoyen pour y installer 26 chambres supplémentaires, une piscine et un bistrot de luxe de style contemporain qui tranche avec le classicisme de bon goût de l’établissement, mais qui donnera le change au Mandarin oriental. Le Plaza Athénée a, lui, repris trois immeubles pour s’agrandir et se moderniser. “Une surenchère d’investissements, qui, selon Mark Watkins, est absolument indispensable.” Encore faut-il pouvoir les financer… “Avoir un propriétaire compréhensif est une chance”, se félicite François Delahaye, en évoquant les 15 millions d’euros déboursés en deux ans par le sultan de Brunei pour le Plaza.

En revanche, les deux plus beaux “palais” de la capitale commencent, eux, à perdre de leur lustre. Le Crillon, mis en vente par Starwood Capital, n’a pas été rafraîchi depuis longtemps. Même chose pour le Ritz, place Vendôme, n° 1 il y a dix ans. Malgré leur splendeur d’antan et leur réputation, ils risquent de souffrir plus que les autres d’une offre de luxe modernisée. “Personne ne peut se permettre de rester sans rien faire. Sinon, attention à la chute !”, prévient Richard McGinnis, patron de Leading Hotels of the World France, label du haut de gamme hôtelier. Certains établissements, au zénith dans les années 1980, ont perdu leur rang de palace, comme le Prince de Galles, le Grand Hôtel, l’Intercontinental et… le Royal Monceau, avant les travaux.

Un marché compliqué et fragile

La lutte est quotidienne pour rester au sommet. D’autant, souligne un pro, qu’”il n’est pas sûr que le marché puisse absorber autant d’hôtels en même temps. Il risque donc d’y avoir de la casse”. En réalité, tout dépendra de la conjoncture. “A la fin des années 2000, c’était l’euphorie, et ces hôtels refusaient des clients cent cinquante jours par an, se rappelle Gabriel Matar. Le Fouquet’s, inauguré à la fin de 2006, a pu se faire une place en moins d’un an.”

Sauf qu’aujourd’hui la situation n’est plus tout à fait la même. La reprise se fait attendre. C’est d’autant plus préoccupant que le marché des palaces est compliqué et fragile. La rentabilité requiert un taux de remplissage de 65 %. Au-dessous de 60 %, compte tenu des frais fixes, le modèle économique ne fonctionne plus. Et si les hôteliers se félicitent du retard des futurs établissements - une ouverture en 2009 aurait été catastrophique - tous craignent 2011, “année de transition et de redistribution des cartes”, selon un expert.

Attention, danger, préviennent les directeurs de palaces historiques, à l’adresse des nouveaux venus: il ne faut pas déclencher la guerre des prix. “Ce serait suicidaire. On tuerait le marché”, martèle François Delahaye. “Ils ne gagneraient pas la bataille”, affirme Dominique Desseigne. Georges Panayotis, président de MKG, cabinet de conseil hôtelier, rappelle aussi que “le bradage est antinomique avec la notion de palace”. Et puis les riches clients sont moins sensibles à la variation de la note qu’à celle du service. Le vrai combat se livrera davantage sur ce terrain et sur celui de l’identité. “Elle devra être de plus en plus affirmée, pour accentuer la différenciation”, observe Gabriel Matar. A cette aune, le Royal Monceau, avec son concept avant-gardiste mêlant luxe et tendance, a des chances de réussir son pari.

Dans l’immédiat, la baisse de l’euro va rendre la capitale plus compétitive et encourager le retour des Américains. Pour la suite, l’espoir repose surtout sur la clientèle chinoise, qui rechigne encore à payer cher une nuit d’hôtel, alors qu’elle s’offre des sacs à 1 000 euros. Les anciens palaces comptent sur les nouveaux pour les attirer. “Qu’ils les fassent venir, et on s’arrangera pour les récupérer”, lance, crâne, un directeur d’hôtel. Enfin, souligne Georges Panayotis, “dans l’hôtellerie, l’offre crée toujours la demande”. Une analyse partagée par Gabriel Matar, qui estime que d’ici deux à trois ans, après une intense bataille, Paris pourra redevenir la reine des palaces. Pour le plus grand bonheur des riches…

Par Corinne Scemama

Source : lexpress.fr

Tourisme : les professionnels du littoral restent sur leur faim

Sur l’ensemble du littoral, les plages se sont mieux remplies en juillet que l’an dernier, hormis celles de Charente et de Vendée. En revanche, les touristes ont tendance à se priver de restaurant et rognent sur les dépenses non obligatoires.

Des visiteurs en plus grand nombre, mais qui serrent leurs dépenses. La première mi-temps de la saison, qui s’achève avec le rituel chassé-croisé de l’été, laisse un peu sur leur faim les acteurs du secteur touristique. « C’est une saison bizarre. Il reste de la place et la consommation semble avoir beaucoup baissé, mais il y a des professionnels qui sont satisfaits et dont les établissements tournent à plein », indique Catherine Sénand, de l’office du tourisme de l’île de Ré. Une observation qui se rapproche peu ou prou de ce que constatent ses homologues un peu partout sur le littoral.

En Paca, le comité régional du tourisme (CRT) note pour juillet un niveau de réservation sensiblement identique à celui de 2009, mais un montant de dépenses sur place bien inférieur. Les professionnels sont donc un peu moins contents qu’ils ne l’étaient l’an dernier (73 % de relativement satisfaits contre 77 % ). L’hôtellerie traditionnelle n’a pourtant pas démérité avec une progression de 13 % des nuitées en juin, largement imputable, il est vrai, à l’activité festivalière du début de saison. Celle-ci profite aux villes (Aix, Arles, Avignon, Nice…), l’arrière-pays étant un peu délaissé.Le Languedoc-Roussillon est dans le même cas. Le littoral affiche complet en attirant davantage de Français et d’étrangers, notamment Britanniques, qui profitent de la baisse de l’euro. Tendance marquante, l’hôtellerie et la restauration haut de gamme sont en forte progression. Mais, globalement, les restrictions budgétaires sont de mise. Pour la première fois depuis plusieurs années, les organisateurs de spectacles ne font pas salle comble.

En Aquitaine, les touristes font également très attention, surtout s’ils sont français et espagnols, plus touchés dans leur pouvoir d’achat que les Allemands, en tête des étrangers cet été. « Ils ne font pas d’économies sur le coût des séjours proprement dits, mais plutôt sur les dépenses non obligatoires, comme les musées, les repas au restaurant, les produits festifs », détaille Brigitte Bloch, directrice du CRT. Au total à fin juillet, 2010 est au même niveau que 2009, qui n’avait pas été un mauvais cru.

En Poitou-Charentes et dans les Pays de la Loire, la fréquentation du littoral accuse un fort retard. « La tempête Xynthia a coupé net les réservations qui devaient être faites en mars. On ne le récupérera jamais », considère Catherine Sénand, du CRT. Hors front de mer, les professionnels sont plus sereins. En juillet, le Futuroscope a attiré autant de visiteurs que l’an dernier et leur budget moyen est en légère hausse. Dans les Pays de la Loire, la première moitié de juillet a été laborieuse dans les campings, mais la suite de la saison s’annonce prometteuse hormis pour le littoral vendéen. Xynthia oblige, les étrangers se tiennent à l’écart.

La Bretagne connaît un très bon début de saison en termes de fréquentation, mais les touristes sont pingres. Les professionnels comptent sur août pour faire le plein de la clientèle française et étrangère, notamment britannique, qui opère un retour remarqué. Des rabais de 10 % à 30 % sont parfois proposés pour la réservation d’une chambre ou d’un emplacement de camping.

La montagne retrouve les faveurs des estivants. « La fréquentation est en hausse de 3 à 5 % », note Vincent Rolland, le président de Savoie Mont Blanc Tourisme. Une tendance imputable non seulement aux Français (75 % des visiteurs), mais aussi aux étrangers avec, dans l’ordre, les Néerlandais, les Anglais et les Belges. A la fin de la saison, les professionnels espèrent un gain de 500.000 à 600.000 nuités dans les Alpes, soit le double de la progression observée sur l’été dernier.

A Paris, juillet 2010 est lui aussi meilleur avec des visiteurs plus nombreux et parmi eux davantage de touristes « à gros budget ». Notamment chez les Américains, qui profitent de la baisse de l’euro. Mais aussi les Japonais, qui s’étaient faits plus discrets (- 8 % l’an dernier), et les touristes venus du Proche et Moyen-Orient, qui ont anticipé leurs vacances, le ramadan tombant au mois d’août cette année.

JOËL COSSARDEAUX AVEC LES CORRESPONDANT S, Les Echos, le 30.07.10
Source : lesechosdelafranchise.com

Internet reste la première étape pour acheter un voyage

Selon une étude de la Fevad et Médiamétrie NetRatings, le web reste toujours le premier canal d’information pour préparer un voyage puis l’acheter en agence ou online.

“Plus de six internautes sur dix ayant acheté un voyage déclarent avoir consulté un site internet pour préparer leur achat, que celui-ci soit ensuite acheté dans une agence, par catalogue ou sur Internet” explique Bertrand Krug de Médiamétrie - NetRatings. Une tendance qui se confirme puisque l’on est passé de 59% à 63% en un an. Parmi les résultats publiés dans l’étude de la Fevad, les comparateurs de prix, les portails et moteurs de recherche puis les sites marchands sont considérés comme les plus influents par les internautes. En outre, 39% des internautes ayant acheté en agence ont préparé leur achat au préalable sur le web. De plus en plus d’internautes utilisent l’Internet mobile pour rechercher de l’information sur l’achat des billets de transport et les séjours. Le passage à l’achat sur ces terminaux mobiles reste toutefois encore dérisoire.

Source : lechotouristique.com

Novelli annonce la fin de la crise

L’année 2010 sera l’année de la reprise pour le tourisme en France, qui va retrouver des niveaux d’avant-crise, a déclaré jeudi le secrétaire d’Etat au Tourisme Hervé Novelli, qui table sur une augmentation de la fréquentation entre 10 et 15%.

“J’ai la conviction que l’économie touristique démontrera après son extraordinaire capacité de résistance en 2009, qu’elle sera la première économie à sortir de la crise en 2010″, a t-il dit.Seul bémol : “c’est sur le budget que va se jouer la saison”. Les dépenses par nuitées sont en hausse de 3% seulement pour les Français sur le premier semestre et ont reculé de -11% pour les cinq premières clientèles européennes (Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Belgique, Italie et Pays-Bas). La demande vient de la clientèle française mais aussi des visiteurs étrangers avec les retours annoncés des Britanniques notamment qui avaient fait défaut l’an dernier ou encore des Russes (en hausse de 20%). La baisse de l’euro face au dollar a aussi commencé à se faire sentir en mai avec une hausse de 6,6% des visiteurs américains (-8% en 2009). En 2009, les arrivées en France de touristes étrangers, toutes nationalités confondues, avaient diminué de 6% (-17,3% pour les Britanniques) tandis que les Français étaient en repli de 3,2%.

Source : quotidiendutourisme.com

La faiblesse de l’euro profite au e-tourisme en Europe

Hotels.com, le site de réservations d’hôtels en ligne du groupe Expedia, constate que les recherches des voyageurs concernant l’Europe augmentent en 2010.

Au travers d’une étude portant sur ses propres sites, Hotels.com (groupe Expedia) observe que le nombre de recherches d’hôtels en Europe a augmenté cette année par rapport à l’année dernière, tirées vers le haut par les voyageurs britanniques. Ces derniers profitent effectivement de la hausse de la livre sterling par rapport à l’euro, à son plus haut niveau depuis décembre 2008, qui leur assure un gain de 10 % de pouvoir d’achat par rapport à 2009.

Parmi les plus fortes progressions en matière de recherches, figure tout d’abord Bordeaux, en France, ville pour laquelle les requêtes ont doublé sur les sites d’Hotels.com par rapport à 2009. Vient ensuite Amsterdam aux Pays-Bas, avec une hausse de 95 % des recherches d’une année sur l’autre. Puis Ibiza, une île espagnole de l’archipel des Baléares et Albufeira au Portugal, avec 80 % de croissance.

A contrario, la récente chute de l’euro face au dollar devrait peser sur les départs des vacanciers européens vers des destinations lointaines ou dépendantes de la monnaie américaine.

Source : journaldunet.com

60% des Français resteront en France cet été

Les effets de la crise économique continuent à se faire sentir sur les intentions de départ, qui ne retrouvent pas les niveaux de 2008, “mais la situation ne se dégrade pas, et a plutôt tendance à se stabiliser. Nous sommes entrés dans une année de décompression“, commente Martin Vial, directeur du groupe Europ Assistance.

64% des Européens déclarent qu’ils partiront cet été (68% pour les Français), alors qu’ils étaient 67% deux ans auparavant. De plus, et c’est ce qui semble le plus significatif, avec une moyenne de 2 083 euros (+ 17 euros), le budget vacances des Européens progresse à nouveau dans la majorité des pays (+ 123 euros en France).

Question préférences, l’Europe, qui recueille 80% des intentions de départ (+ 2 points), constitue encore la destination de prédilection. A cet égard, 48% des Européens (+ 2 points) déclarent qu’ils resteront dans leur propre pays. C’est le cas notamment en France où 60% des Français (+ 6 points) passeront leurs vacances dans leur pays.

En ce qui concerne la durée, les séjours de deux semaines progressent de manière continue, tout particulièrement chez les Français qui sont 43 % (+ 9 points par rapport à 2009) à préférer cette formule.

Europ Assistance a également interrogé les Européens sur les principales évolutions ayant marqué selon eux le secteur du tourisme. Résultat : Internet est “la révolution de la décennie” dans le domaine des vacances pour 59% des Européens. Viennent ensuite l’essor des compagnies low cost (35%), le développement des formules all inclusive (27%), le développement des week-ends et courts séjours (25%), celui des réservations de dernière minute (24%), et l’émergence des coffrets-cadeaux (6%).

Dominique Pourrias

Source : pro-du-tourisme.com

Prévisions estivales : les internautes aisés privilégient la France

Selon une étude réalisée par TNS Sofres et Voyageprive.com, auprès de 1 328 internautes acheteurs de voyages, 55% d’entre eux sont des CSP+. Ils ont entre 35 et 54 ans, résident principalement en région parisienne, ou sur le littoral méditerranéen. Leur budget leur permet de voyager deux fois dans l’année (51%), voire trois (49%).

Ils plébiscitent de façon écrasante la France dans leurs destinations de vacances (81%). Mais ils sont férus aussi de pays lointains : 58% sont allés en Europe, 31% en Afrique, 21% en Amérique, 17% au Moyen et Proche-Orient ainsi qu’aux Caraïbes, 13% en Asie et 11% dans l’océan Indien.

Pour ce qui est des prestations achetées sur le Net, 57% des CSP+ affichent une nette préférence pour la réservation de chambre d’hôtel seule. Viennent ensuite la location d’un hébergement (40%), l’achat de vols sec (35%), une offre tout compris (32%) et un voyage sur mesure (26%).

Autre leçon à retenir : 84% des internautes aisés ont acheté au moins un voyage en promotion au cours des douze derniers mois, que ce soit plusieurs mois en avance ou à la dernière minute. Ils déclarent que ces offres tarifaires sont avant tout un moyen leur permettant de voyager plus souvent.

Catalina Cueto

Source : pros-du-tourisme.com