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Archive de la catégorie Ministère en charge du Tourisme

Ce que Sarkozy a demandé à Philippe Augier

Philippe Augier, maire de Deauville, a reçu une lettre de Nicolas Sarkozy qui lui donne la mission de trouver des solutions pour “mieux exploiter les événements et candidatures en cours”.
Philippe Augier, selon la lettre de Nicolas Sarkozy, devra “établir un état des lieux et un calendrier des événements internationaux voire planétaires, sportifs, culturels, célébrations de très larges audiences, grands salons de dimensions internationale, expositions universelles et internationales, candidatures des collectivités à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de Cité européenne de la culture”. Le tout pour “optimiser et la mieux exploiter les événements et candidatures en cours”. Comme nous l’a confié le maire de Deauville, “nous devons nous interroger pourquoi la France a du mal à capter certaines grandes manifestation”. Il cite, pêle-mêle, “les Jeux Olympiques, l’America’s Cup” et il déplore, par exemple “la perte de certains salons ou du grand prix de Formule 1″. Philippe Augier, qui doit remettre son rapport au cours du premier trimestre 2009, se déclare déterminé “à conduire cette mission avec enthousiasme, convaincu de l’importance de conforter l’attractivité de notre pays par une politique de grands événements”.

David Savary

Source : le Quotidien du Tourisme

Le gouvernement a nommé son “monsieur” Tourisme d’affaires

Nicolas Sarkozy a confié à Philippe Augier, maire de Deauville, une mission en vue de “l’optimisation et de la meilleure exploitation des grands événements internationaux”.

Nicolas Sarkozy a nommé son monsieur Tourisme d’affaires. “Cette mission s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique touristique de la France “Destination France 2020″, initiée en juin par le secrétaire d’Etat au Tourisme Hervé Novelli. Cette politique vise à “renforcer l’attractivité de la France et sa compétitivité en concevant une vraie politique de développement de ces activités événementielles, véritable outil d’aménagement du territoire, levier économique et vecteur de communication”. Philippe Augier, par ailleurs président de France Congrès, doit rendre son rapport au président d’ici à la fin de l’année. Rappelons, aussi, que Deauville accueillera le Forum du tourisme organisé par Reed Expositions (Top Resa).

Source : Le Quotidien du Tourisme

Novelli conteste le chiffre de l’Umih sur les faillites

Le secrétaire d’Etat au Tourisme, Hervé Novelli, a contesté jeudi le chiffre avancé par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) selon laquelle les faillites dans le secteur de l’hôtellerie-restauration avaient augmenté de 37,5% depuis le début 2008.

“Il ne s’agit pas de dire que la situation n’est pas compliquée dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration”, a déclaré à l’AFP M. Novelli. Mais “il ne faut pas faire de catastrophisme”, a estimé le secrétaire d’Etat, également chargé du Commerce, de l’Artisanat et des PME.

“En revanche, il est nécessaire d’être très attentif”, a ajouté M. Novelli qui a précisé être à Bruxelles pour “défendre la baisse du taux de TVA” (de 19,6% à 5,5%), un des dossiers “prioritaires” pour la France alors que celle-ci assure la présidence de l’Union européenne.

Mardi, la nouvelle vice-présidente de l’Umih, Dany Deleval, avait fait état d’une augmentation de 37,5% des faillites dans l’hôtellerie-restauration depuis le début de l’année.

Pour M. Novelli, “ce chiffre est à prendre avec précaution”. Il a précisé qu’il correspondait à “la progression du nombre de jugements de défaillances d’entreprises sur cinq mois” (janvier-mai 2008) publiés au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC).

Ce chiffre est “très variable dès que l’on prend une séquence plus longue”. Ainsi de janvier à juin 2008, il tombe à +27%, a-t-il assuré.

Citant l’Insee, le secrétaire d’Etat a fait valoir qu’entre avril 2007 et mai 2008, les faillites dans le secteur avaient augmenté de 11%.

Source : restho-news.com

Agences et hôtels en ligne : La DGCCRF traque toutes les anomalies

Deux enquêtes de la DGCCRF réalisées en 2007 mais rendues publiques aujourd’hui, l’une sur les sites de voyages l’autre sur les sites hôteliers, ont révélé un taux d’anomalies encore élevé.

Pour les agences en ligne (35% du CA du commerce en ligne français), le total d’anomalies enregistrées sur 106 sites s’élève à 25%. La DGCCRF admet cependant que “la communication des tarifs connaît une amélioration assez nette” par rapport à l’enquête précédente. Elle explique toutefois que “certains sites continuent d’exclure du prix des frais qui ne figurent pas dans la zone “prix” mais qu’on retrouve parfois seulement dans les conditions générales de vente”. Du côté de l’hôtellerie en ligne (12% du commerce en ligne en France), l’enquête qui portait sur 675 sites a révélé aussi 25% d’anomalies. Celles-ci concernent des “dates de validité des prix non précisées, prix de certaines prestations non mentionnés, prix pratiqués par les hôtels différents de ceux annoncés, etc. Un PV a sanctionné un site qui mentionnait des prix en francs ! La DGCCRF a encore détecté des irrégularités comme un classement non-conforme au classement réel : “deux hôtels prétendaient à tort avoir un label”. Ou encore de la publicité mensongère comme “l’hôtel à la mer… à 50 km de la plage, ou l’hôtel avec piscine… fermée l’hiver”.

Source : Le Quotidien du Tourisme

Le classement en chantier

Vieux de 20 ans, les critères d’obtention des étoiles sont devenus obsolètes. Les professionnels de l’hôtellerie avaient entrepris de les toiletter, mais sans consulter les consommateurs. Un « oubli » partiellement réparé par le secrétariat d’État au tourisme. Le nouveau système de classement devrait entrer en vigueur en 2010.
La refonte du système de classement actuel (zéro, une, deux, trois ou quatre étoiles) est le serpent de mer de l’industrie hôtelière. Figée depuis 1986, cette hiérarchie repose sur des critères obsolètes qui ne reflètent plus la réalité du secteur. La taille minimale des chambres, par exemple, est dérisoire : 7 m2 en catégorie une étoile, 12,5 m2 pour deux personnes en trois étoiles ! Un établissement deux étoiles peut aussi proposer des chambres avec des sanitaires isolés de la pièce principale par un simple paravent. Les exigences d’isolation acoustique sont faibles, pour ne pas dire inexistantes, alors que le bruit est de très loin le premier motif d’insatisfaction des clients. En revanche, tout hôtel classé doit disposer d’une cabine téléphonique, bien évidemment désuète à l’heure des portables.

Moquettes défraîchies
Résultat, à l’heure actuelle, « à côté de très bons établissements, on trouve des deux étoiles calamiteux et des trois étoiles décevants », note Marc Watkins, président du Comité pour la modernisation de l’hôtellerie française, qui rassemble des hôteliers indépendants et des experts. « Le respect formel des critères s’accommode de tapisseries à fleurs des années 1970, de moquettes défraîchies et de télés façon chambre d’hôpital. La confiance dans le classement est ébranlée au point que d’excellents hôtels ne cherchent même plus à être étoilés, ce qui achève de rendre l’ensemble illisible », déplore Marc Watkins.

Conscient des enjeux, le Comité pour la modernisation de l’hôtellerie française a demandé une refonte des critères. L’État a donné son feu vert fin 2006. Il a mis sur les rails une commission associant professionnels, experts, associations de consommateurs et tours opérateurs. Hélas, sur fond de changement de gouvernement et de remaniement ministériel, elle a été mise en sommeil pendant des mois. Quand elle a été relancée, début 2008, c’était avec les seuls syndicats hôteliers aux commandes (1)…

Imposture
Ces derniers ont donc élaboré leur projet de réforme en vase clos, avant de le rendre public cet été. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas entièrement convaincu. Dans un manifeste au vitriol, le Comité pour la modernisation le qualifie de « galimatias désolant […], de bouffonnerie ou d’imposture » !

Au premier regard pourtant, la nouvelle grille de classement semble très détaillée. Elle crée cinq catégories, allant de une à cinq étoiles, avec une longue liste de normes obligatoires et de normes recommandées. Selon Marc Watkins, c’est précisément là que le bât blesse. « Le nombre impressionnant de recommandations peut donner le change, mais les critères obligatoires sont trop imprécis pour induire une amélioration significative de l’offre. »

Proposition taillée sur mesure pour Formule 1
Illustration emblématique, la taille minimale des chambres. Elle reste quasiment inchangée en deux ou trois étoiles et diminue même de 1 m2 pour les chambres doubles en une étoile, qui passeraient de 9 à 8 m2 ! « C’était une proposition taillée sur mesure pour Formule 1, la chaîne à bas prix du groupe Accor, qui a largement écrit le projet des syndicats hôteliers », note Marc Watkins. Le poste de télévision ne devient obligatoire dans toutes les chambres qu’à partir de la quatrième étoile, et rien de contraignant n’est spécifié au sujet des petits déjeuners. Le Comité pour la modernisation s’est livré à un exercice édifiant. Il a dressé le portrait-robot de la pire chambre possible en deux étoiles, selon les nouveaux critères. Résultat : une cage de 8 m2 sans sanitaires, sans télévision, sans téléphone, séparée de la chambre voisine par une simple paroi en contreplaqué, avec une serpillière comme rideau et du pain sec et de l’eau au menu du matin…

Manifestement hésitant, le secrétaire d’État au tourisme, Hervé Novelli a demandé à ce que la refonte proposée soit soumise à un panel de consommateurs. Malheureusement, les associations, comme l’UFC-Que Choisir, seront tenues à l’écart. Le panel sera constitué par un cabinet privé.

Le nouveau classement devrait donc être amendé dans les prochaines semaines. La cinquième étoile, distinguant les hôtels de grand standing, entrerait en vigueur à la fin de l’année. Le reste de la grille rénovée, en revanche, demande une nouvelle loi. Elle ne sera pas votée avant le printemps prochain, pour une entrée en vigueur éventuelle en 2010.

L’hôtellerie française en chiffres

- 17 400 hôtels classés, 10 000 environ non classés.
- Un quart des hôtels classés seraient « vieillissants », un tiers « à bout de souffle », nécessitant une rénovation lourde (source : Comité pour la modernisation de l’hôtellerie).
- Prix moyens d’une chambre en juillet 2008 : 41 euros en une étoile ; 67 euros en deux étoiles ; 137 euros en trois étoiles. Les tarifs ont augmenté de 41 % depuis janvier 2001, contre 17 % pour l’inflation (source : Insee).
- 27 millions de clients annuels, dont deux tiers de Français.

Erwan Seznec

1. Umih, Synhorcat, Faghit, Gnc et Cpih.

Source : quechoisir.org

Christine Lagarde et Hervé Novelli lancent une campagne de recrutement dans l’hôtellerie-restauration

 
Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, ont lancé le 1er septembre, une grande campagne radio à destination des jeunes de 15 à 25 ans pour répondre aux besoins de recrutement dans l’hôtellerie-restauration*.
Cette campagne d’une durée de deux mois doit aider le secteur en quête chaque année de près de 60 000 nouveaux collaborateurs. En effet, l’hôtellerie-restauration, quatrième employeur privé de France, a un rôle central à jouer dans le maintien de la France au premier rang mondial des destinations touristiques. Employant un million d’actifs, l’hôtellerie-restauration est l’un des secteurs les plus dynamiques en termes de croissance économique et de créations d’emplois en France, avec une augmentation de 30,2 % du nombre de salariés entre 1996 et 2006. Ce domaine d’activité représente près de 10% des offres d’emploi déposées en France, avec 344 536 offres en 2007.

Une campagne radio et un site web
Pour pallier ces difficultés, les organisations professionnelles du secteur ont décidé de s’unir  pour valoriser les métiers et les formations grâce à une campagne radio destinée aux 15-25 ans. Fun Radio, NRJ et Skyrock font découvrir à leurs auditeurs la diversité des métiers et les opportunités de l’hôtellerie-restauration avec la participation de professionnels et d’étudiants ou de jeunes expérimentés sous forme de témoignages… Un programme intitulé « Amélie » diffusé sur les radios RTL, RMC, Nostalgie et MFM, à destination des parents présente sous forme d’interviews de professionnels les opportunités de carrières, les évolutions professionnelles et les enjeux liés au secteur de l’hôtellerie-restauration.
En parallèle, le site internet www.metiers-hotel-resto.fr développe le savoir-faire des professionnels autour de quatre activités représentatives de l’hôtellerie-restauration : restaurer, héberger, détendre et divertir. Une façon de se rendre compte de la diversité des métiers du secteur. Le site permet également d’accéder aux espaces emploi des professionnels de l’hôtellerie-restauration et de l’ANPE. Les employeurs ont ainsi la possibilité de déposer en ligne des offres d’emplois et les internautes de déposer leur CV. Une démarche très concrète.

*hôtels, cafés, restauration commerciale, restauration collective, cafétérias, traiteurs organisateurs de réceptions (TOR), casinos et centres de thalassothérapie.

Source : Néorestauration.

Novelli: “La 5e étoile pour fin décembre”

Dans un entretien au JDD à paraître dimanche, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, révèle que la 5e étoile réservée aux hôtels de grand luxe sera créée à la fin du mois de décembre 2008. Elle sera réservée “aux établissements de luxe, qui offriraient au minimum des chambres de 16 m² pour une personne, ou de 20 m² pour un couple“, explique le ministre qui indique également que la réforme hôtelière sera elle achevée “début 2009“. “Les hôtels candidats au nouveau classement y entreront progressivement d’ici à 2010/2012.”

Source : lejdd.fr

Hôtels: nouveau classement en décembre

Le nouveau classement des hôtels, qui prévoit la création d’une cinquième étoile, sera officialisé par un arrêté fin décembre, annonce le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, Hervé Novelli, dans le Journal du Dimanche.

“Le classement sera officialisé par un arrêté fin décembre. Ce sera l’acte de naissance de la cinquième étoile”, qui doit remplacer le label “4 étoiles luxe”, affirme-t-il à l’hebdomadaire.

M. Novelli avait présenté en juin cette refonte de la classification hôtelière, qui doit devenir effective d’ici 2012, pour remplacer l’actuelle classification mise en place en 1986.

Pour financer les 10 milliards d’euros d’investissement que représentera la rénovation des 15.000 hôtels étoilés, sur 18.000, M. Novelli envisage de “faciliter les prêts” pour les petits hôtels et que la Caisse des dépôts prenne “des participations” dans les plus gros établissements.

Source AFP & LeFigaro

Les défis du tourisme français : ce que valent vraiment les étoiles (3/5)

Première destination touristique au monde, la France doit faire face à une concurrence étrangère de plus en plus dynamique. Cette semaine, lepoint.fr vous propose de découvrir les challenges et les mutations d’un secteur qui emploie deux millions de personnes.

Une belle vue, des chambres spacieuses, des équipements modernes, un accueil agréable, une propreté irréprochable, voilà en résumé ce qu’attendent les touristes d’un des 17.600 hôtels classés en France. Mais derrière les étoiles affichées sur la façade de l’établissement, la réalité est souvent décevante : une literie hors d’âge, une décoration vieillissante, un équipement désuet… Autrefois gage de qualité, que valent aujourd’hui les étoiles ? “Plus grand-chose”, s’accordent à dire les professionnels du secteur. Au fil des ans, elles ont perdu de leur éclat. Pourtant les trois quarts des voyageurs disent se fier aux étoiles lorsqu’ils choisissent leur hôtel, tout en reconnaissant que les classements n’ont aucune fiabilité, tant en termes de confort qu’en termes de prix. Pour les touristes, les étoiles sanctionnent la qualité de la prestation. Or, les normes de classement - de 0 à 4 étoiles luxe - fixées par un référentiel datant de 1986, imposent des contraintes principalement quantitatives, de superficies à respecter et d’équipement à posséder, mais pas qualitatives.

Le classement d’un établissement repose sur une démarche volontaire de l’hôtelier. Le propriétaire formule une demande auprès de la préfecture qui diligente la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui donne un avis favorable ou non. L’hôtelier se voit alors accordé le nombre d’étoiles correspondant aux normes de classement ( lire notre encadré ). Une fois le sésame attribué, le propriétaire est rarement inquiété, les étoiles lui sont acquises quasiment à vie. “On sait très bien que les contrôles faits par la répression des fraudes sont limités, voire inexistants. La moyenne, c’est un contrôle tous les huit ans. Il n’y a pas de vraies pressions sur les propriétaires”, explique Arnaud Deblauwe, rédacteur en chef adjoint du magazine Que choisir . “La tentation de ne plus rénover, de ne plus réinvestir est grande.” Résultat, aujourd’hui 1/4 de l’hôtellerie française classée est considérée comme vieillissante, voire vétuste, et 1/3 des hôtels sont à bout de souffle dans les prestations qu’ils proposent. Seul 1 hôtel classé sur 6 serait irréprochable aux yeux de la clientèle hôtelière, toutes catégories confondues.

Ces signaux ont conduit les pouvoirs publics à agir. “La part française dans le tourisme mondial - qui était de 12 % dans les années 1990 - est tombée à 9 % en 2007, ce qui est le signe d’une urgence à agir. Nous avons donc souhaité mener une réflexion stratégique sur la situation de l’industrie touristique française”, explique au point.fr le ministre du Tourisme Hervé Novelli . “J’ai annoncé une réforme de l’hôtellerie et la mise en place d’un classement basé sur un référentiel entièrement révisé et enrichi.” La réforme de la classification des hôtels, véritable serpent de mer, lancée une première fois en 2006 par Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a donc été relancée.

“La montagne a accouché d’une souris”

Une commission constituée de cinq syndicats hôteliers (Umih, Synhorcat, Gnc, Fagiht et Cpih) en charge d’élaborer le contenu des nouvelles normes ont rendu leur copie mi-juin. “La montagne a accouché d’une souris”, regrette le président du Comité pour la modernisation de l’Hôtellerie française Mark Watkins (1). “Les propositions des syndicats hôteliers nous paraissent sans ambition, sans panache, sans possible efficacité et sont même à certains égards rétrogrades. Avec ces nouvelles normes de classement hôtelier de 2008 proposées, l’on est tout simplement passé du XVIIIe au XIXe siècle”.

Parmi les pistes de la commission, on retrouve : la création d’une cinquième étoile pour les établissements de luxe, l’augmentation de la taille de la literie, un système d’occultation des chambres, la professionnalisation du personnel d’accueil… Le nouveau référentiel regroupe un total allant de 64 critères obligatoires en 1 étoile à 117 en 5 étoiles. Des standards complétés par 166 critères recommandés en 1 étoile et jusqu’à 111 en 5 étoiles. Pour autant, par rapport aux normes de 1986, le nouveau référentiel n’ajoute que peu de superficie supplémentaire pour les chambres (voir le tableau ci-dessous). Il autorise par contre les deux étoiles à ne pas disposer de salles de bains avec WC dans 25 % de leurs chambres et accorde aux hôtels 1 étoile de ne pas en disposer du tout alors qu’elles sont aujourd’hui obligatoires dans 20 % des chambres de ces établissements. Question équipement, le nouveau référentiel ne rend pas non plus nécessaire le poste de télévision dans certaines chambres des hôtels 1, 2 et 3 étoiles. La télévision est simplement recommandée dans 25 % des chambres 1 étoile, 50 % des chambres des 2 étoiles et 75 % des chambres des 3 étoiles. Une proposition étonnante quand on sait que près de 96 % des foyers possèdent une télévision et surtout que 76 % des clients voyageant seuls déclarent que la petite lucarne est leur unique loisir.

Le nouveau rapport qui se veut enclin aux évolutions des goûts et des standards de confort connaît quelques ratés. Le ministère du Tourisme prévient que le travail fourni par la commission “est une bonne base” mais que “d’autres acteurs seront auditionnés et mis à contribution avant la fin de l’année pour améliorer plusieurs points pour une mise en route au 1er janvier 2009″. Parmi les propositions retenues, celle de confier les contrôles à des organismes privés et non plus à la répression des fraudes. “Les contrôles seront plus réguliers”, indique le ministère. Pour accompagner ce vaste chantier qui doit s’étendre jusqu’en 2011, le gouvernement a mobilisé son organisme d’aide aux PME, Oséo et la Caisse des dépôts.

“Pour réussir à être plus performante, l’hôtellerie française doit réussir à se rénover dans l’ensemble du pays. Il faut surtout sauver les hôtels situés à la campagne qui font aussi le charme de notre territoire”, prévient André Daguin, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. Se moderniser ou s’éteindre, c’est le défi des étoiles françaises.

(1) Consultez le Livre blanc sur la modernisation de l’hôtellerie française sur ce site



Source : le point.fr

Hôtels cherchent nouvelle étoile

La classification des établissements français, dépassée, doit être réformée d’ici à 2012

“Obsolète”. C’est ainsi qu’Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Tourisme, qualifie l’actuelle classification des hôtels français. Un constat largement partagé par les professionnels de l’hôtellerie, qui attendent depuis des années une refonte des critères promise d’ici à 2012.

Il faut dire qu’avec nos six catégories, de 0 à 4 étoiles Luxe, réactualisées en 1986, on frôle parfois le ridicule. Ainsi, un 2 étoiles doit nécessairement disposer d’une cabine téléphonique ! Un côté vieille France qui doit amuser les touristes étrangers.

“L’hôtellerie française souffre d’un énorme retard par rapport à la modernité de l’habitat et de l’immobilier de bureaux. Comparé à ce dont ils disposent chez eux, les clients ont moins de satisfaction à l’hôtel en termes de confort, d’équipement et de décoration”, souligne Mark Watkins, président du Comité de modernisation de l’hôtellerie française.

La classification en vigueur est, en effet, essentiellement fondée sur des critères qualitatifs. Nombre de m2 par chambre (seulement 8 au minimum pour un 1 étoile), nombre de chambres disposant de WC privés, surface de la salle de bain/douche (1,75 m2 pour un 2 étoiles)…

Et si l’on compte encore des bidets (toujours le charme de notre beau pays), on aimerait mieux trouver parmi les obligations des hôtels étoilés une liaison internet sans fil. “Je ne crois plus à ce classement qui n’est pas remis en cause. Il n’y a pas de contrôles réguliers. Pour perdre une étoile, il faut des plaintes répétées de la clientèle”, constate Nicolas Guyot, directeur du 2 étoiles Kyriad-Vieux-Port, à Marseille.

Pas étonnant donc que les touristes perplexes ne se fient plus aveuglément aux étoiles mais se tournent de plus en plus vers les établissements des chaînes hôtelières, qui respectent un cahier des charges précis et proposent donc sous leur enseigne des prestations mieux identifiables et plus actuelles. “La future classification qui deviendra, je l’espère, obligatoire pour tous les hôtels, devra prendre en compte les services tels que la qualité de l’accueil, le repassage…”, réclame Christine Pujol, de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).

C’est un vrai chantier si l’on considère que sur les 18000 hôtels classés en France, 15000 pourraient être partiellement ou totalement rénovés d’ici à 2012.

Par Olivier Salmon

Source : laprovence.com