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30.8.2010 par admin.
Si les faux avis des clients fleurissent de plus en plus sur les sites communautaires, le spécialiste Tripadvisor estime pouvoir les détecter.
“Ils sont immédiatement détectés par un système automatisé puis sont ensuite soumis à une équipe anti-fraude constituée de personnes physiques. 20 personnes au total enquêtent chaque jour sur le sujet” affirme la direction du site qui précise que “si une fraude est soupçonnée, une bannière rouge “Enquête en cours” apparaît sur la page de l’hôtel”. Autre précaution mise en place : un voyageur ne peut poster qu’un seul avis par hôtel, restaurant ou tout autre établissement. Selon Tripadvisor, “cette restriction permet d’éviter la prolifération d’avis frauduleux provenant d’une même personne”. Ce dispositif a été aussi mis en place pour “éviter que les hôteliers ne demandent à leurs amis de poster des commentaires positifs sur leur établissement”
Source : quotidiendutourisme.com
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27.8.2010 par admin.
Le regain des voyages d’affaires, séminaires d’entreprise et autres conventions de force de vente, qui avaient beaucoup souffert de la crise, a largement contribué au net redressement des comptes des principales enseignes hôtelières observé au cours du premier semestre. Le groupe Accor a annoncé, jeudi 26 août, une croissance de 5,1 % de son chiffre d’affaires et un doublement de son résultat, à 154 millions d’euros.
“Nous assistons à une vraie reprise de cycle en Europe”, assure Gilles Pélisson, le PDG du groupe, qui compte dégager cette année un résultat compris entre 370 et 390 millions d’euros (contre 236 millions en 2009). Ces bonnes nouvelles sont imputables aux performances de l’hôtellerie de haut et de milieu de gamme. Novotel et Mercure ont dégagé une marge brute de 30 %. Leur fréquentation est assurée par les déplacements professionnels qui, ces derniers mois, ont aussi contribué à remplir la classe “affaires” des compagnies aériennes.
“La clientèle des voyages professionnels, que certaines sociétés avaient totalement gelés en 2009, est revenue, ce qui a permis de faire remonter les taux d’occupation et les prix, surtout en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France”, observe M. Pélisson. Mais si ces clients sont plus nombreux, ils ne reviennent pas dans les établissements de catégorie supérieure qu’ils avaient délaissés l’an passé. Moins touchées par la crise en 2009, les enseignes de l’hôtellerie économique du groupe Accor (Ibis, Etap Hôtel, Formule 1, All Seasons), plus tributaires du tourisme classique de loisirs, affichent une moindre progression (5,5 %, contre 6,7 % en 2009). Aux Etats-Unis, la chute atteint presque 4 %.
De son côté, le groupe Louvre Hôtels enregistre au premier semestre des évolutions comparables. Sa chaîne économique Première Classe fait du surplace tandis qu’un cran au dessus, Campanile gagne 7 % de chiffre d’affaires et que Kyriad, plus huppé, progresse de 8 %. Quant au numéro un mondial de l’hôtellerie, le britannique IHG (Intercontinental, Crown Plaza, Holiday Inn), il a annoncé un bénéfice net de 141 millions de dollars (111 millions d’euros) pour la même période, après une perte de 29 millions de dollars en 2009, et une activité en progression de 6 %.
Constat principal d’Andrew Cosslett, directeur général de IHG : “Les voyageurs d’affaires reviennent en masse”. L’Office du tourisme de Paris fait la même observation. “Avec 8,3 millions de nuitées entre janvier et juin 2010, en croissance de 12 %, la fréquentation des touristes d’affaires dépasse les meilleurs niveaux enregistrés depuis 2006″, souligne-t-il dans son bilan semestriel publié jeudi.
Rattrapage
Les grands groupes mondiaux restent pourtant sur leurs gardes. Ce regain, qui constitue en partie un phénomène de rattrapage, doit être confirmé. “En Europe, les tendances sont plutôt bonnes pour les trois prochains mois ; ensuite, tout dépendra des évolutions macroéconomiques qui paraissent encore incertaines”, commente prudemment le PDG d’Accor, qui maintient son objectif de se hisser du quatrième au troisième rang du classement mondial. Louvre Hôtels se dit “raisonnablement optimiste” pour 2010, tandis que l’état-major de IHG met lui aussi en exergue “la lisibilité limitée de l’environnement économique”.
Pour améliorer leur rentabilité et mieux se protéger face aux variations d’activité, les grands groupes hôteliers comptent poursuivre une stratégie qui les amène à céder une partie croissante de leur patrimoine immobilier afin de se concentrer sur leur métier d’opérateur hôtelier. Au cours du premier semestre, Accor a modifié le statut de trente-huit de ses hôtels, désormais exploités en contrat de gestion (une redevance est versée au nouveau propriétaire) ou en franchise. Lundi 23 août, le groupe a annoncé la cession des murs de 48 hôtels en Europe, qui lui rapportera 367 millions d’euros.
De son côté, l’alliance Louvre Hôtels-Golden Tulip ne détient en propriété que le quart de ses 1 140 hôtels. Ces modes de gestion, qui se développent sous la pression des marchés et concernent principalement le milieu et le haut de gamme, sont destinés à réduire le montant des capitaux nécessaires à l’exploitation d’un parc hôtelier et à renforcer la rentabilité à court terme.
Ce désengagement vise aussi à desserrer la contrainte financière. Les cessions réalisées par Accor au cours des six derniers mois doivent ainsi contribuer à réduire de près de 300 millions d’euros l’endettement du groupe.
Toutefois, le principal relais de croissance de l’industrie hôtelière se situe dans les pays émergents, où la clientèle des particuliers ne cesse de se développer. Selon une étude du consultant MKG, le parc a progressé, en 2009, de 1,9 % en Europe et de 0,6 % aux Etats-Unis, mais de 8,5 % dans la zone Asie-Pacifique et de 6,9 % en Afrique et au Moyen-Orient. Confrontées à la concurrence des groupes locaux (en 2009, les enseignes chinoises Home Inns et Jin Jiang ont augmenté le nombre de leurs chambres de 70 % et 16 %), les grandes chaînes internationales multiplient les projets. Avec son partenaire InterGlobe, Accor va ouvrir 90 hôtels de milieu de gamme en Inde d’ici à 2015 pour un investissement de 120 millions d’euros.
Jean-Michel Normand
Source : lemonde.fr
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27.8.2010 par admin.
Avec 36 millions de nuitées estivales, les hôteliers parisiens sont ravis. D’autant qu’ils ont augmenté leurs prix de 3% en un an.
LA nouvelle ne manquera pas d’être étudiée à la loupe par les conjoncturistes: les professionnels du tourisme ont retrouvé le sourire à Paris et prévoient d’atteindre le chiffre inespéré de 36 millions de nuitées en 2010 comme l’excellent année 2007. “Il y a un an, nous avions envisagé trois scénarios pour 2010 et pour le moment on observe une situation meilleure que notre scénario le plus optimiste”, jubile Paul Roll, le directeur de l’Office de Tourisme de Paris.
Tous les indicateurs sont au vert. Entre janvier et juin et malgré le black out de plusieurs jours en raison de l’éruption du volcan islandais, 8,2 millions de touristes ont choisi Paris (+12%), les nuitées hôtelières ont augmenté de 7,3 % avec un taux d’occupation des chambres de 77,8 % (+3,7 points) et un prix moyen de 145 euros en hausse de près de 3 %.
Non seulement les hôtels parisiens ont mieux vendu leurs chambres mais en plus ils ont nettement augmenté leurs prix moyens. Principal moteur de ce redémarrage, le tourisme d’affaires, celui qui rapporte le plus, est en hausse de 12% avec 8,3 millions de nuitées enregistrées sur les six premiers mois de l’année.
Autre phénomène, les Français sont venus plus nombreux (+13,4% par rapport à 2009). “On constate une tendance lourde des touristes en direction du tourisme urbain et une attractivité forte de la destination Paris par rapport à ses concurrents européen Berlin, Amsterdam, Rome ou Vienne”, souligne Jean Bernard Bros, adjoint au maire de Paris en charge du tourisme.
Enfin, alors que le nombre très important de touristes européens et nord américains en en léger retrait, la croissance vient des pays émergents dont le poids ne cesse d’augmenter dans le tourisme parisien. Parmi eux, la Chine (+33,6% de nuitées), l’Asie du Sud Est, l’Inde, la Russie, le Brésil et le Mexique ainsi que les pays du Proche Orient dont les nuitées ont augmenté de près de 30% également. Ces chiffres concernant le premier semestre de l’année, ne devraient pas être contredit par le reste de l’année car le calendrier est rempli de congrès et événements drainant un fort tourisme d’affaires.
La mairie de Paris en profite au passage pour s’attribuer une partie de ce succès. “Nous avons beaucoup travaillé pour rendre Paris très attractive, grâce à Paris Plage, au Vélib, et aux efforts des différents sites historiques de la capitale, nous allons maintenant développer l’attrait de Paris la nuit et réaménager les voies rive droite et une partie de la rive gauche”, assure Jean-Bernard Bros.
Mais la meilleure publicité pour Paris cette année, a été offerte gratuitement et indirectement par Google qui a consacré un spot à Paris, diffusé le soir du Super Bowl à la télévision américaine.
Jean-François Arnaud, journaliste à Challenges, jeudi 26 août.
Source : challenges.fr
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26.8.2010 par admin.
Le parc hôtelier français classé a perdu environ 3200 unités pendant les 15 dernières années (-16 %), selon une étude réalisée par Coach Omnium.
Les évolutions du parc hôtelier français sont contrastées selon les catégories d’hôtels: si l’hôtellerie économique (0-2 étoiles) a perdu 4.115 établissements en 5 ans pour compter actuellement 12.199 hôtels (72 % du parc hôtelier en France), l’offre hôtelière de moyen et de haut de gamme a augmenté de plus de 941 hôtels sur la même période.
Selon le Comité pour la Modernisation de l’Hôtellerie Française, près de 4.000 hôtels classés devraient disparaître d’ici 3 ans. En cause, les difficultés économiques et les coûts engendrés par la mise aux normes en matière de sécurité (échéance 2011) et d’accessibilité pour les personnes handicapées (échéance 2015). Toutefois, afin d’éviter la fermeture d’un nombre important d’établissements (près de 56 % des hôteliers indépendants déclarent souhaiter vendre leur affaire), le secrétaire d’état au tourisme, Hervé Novelli, a récemment annoncé qu’il va demander un délais supplémentaire pour l’entrée en vigueur des nouvelles normes.
L’offre hôtelière classée en France représente actuellement 17.000 hôtels pour un total de 600.000 chambres.
Source : Panorama sur l’hôtellerie en France, Coach Omnium
directgestion.com
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26.8.2010 par admin.
Selon la dernière étude de conjoncture hôtelière publiée par MKG Consulting, toutes catégories confondues, le taux d’occupation de l’hôtellerie française a progressé de deux points à 71,7%, et le prix moyen de 6,5% à 88,7 euros au mois de juillet, “se rapprochant des niveaux d’avant-crise”.
Selon MKG, les vacanciers de juillet ont privilégié les “deux façades maritimes qui ont présenté le meilleur climat : la Côte d’Azur gagne 14,5% en progression du revenu par chambre disponible (indicateur des performances de l’hôtellerie), et la côte Atlantique 11%, tandis que la Bretagne et la Normandie doivent se contenter d’un simple 4%”.
Le cabinet d’étude spécialisé table sur des performances moins favorables au mois d’août, notamment à cause d’une mauvaise météo, “qui a découragé une clientèle loisir, très majoritaire en août. MKG évoque un “véritable décrochage sur la deuxième quinzaine d’août”. Par ailleurs, le Ramadan a participé à “l’absence évidente de la clientèle à forte contribution dans les hôtels de luxe de Paris et de la Côte d’Azur”.
Source : pros-du-tourisme.com
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26.8.2010 par admin.
En partenariat avec l’établissement, WYM gère quotidiennement la politique de revenu management de l’établissement afin d’augmenter et anticiper son volume d’affaires : suivi quotidien de l’évolution des ventes, prodigue des techniques de Yield Management, propose des solutions de commercialisation, gère les modifications à apporter quotidiennement sur les sites en contrat.
WYM ce n’est aucun frais d’adhésion, sa rémunération se base sur ce qu’elle rapporte uniquement et c’est la garantie de plus de réservations et plus de chiffre d’affaires, une ouverture vers de nouveaux marchés et enfin un gain de temps pour se consacrer à la qualité client et au management et l’optimisation des résultats.
Tél. : 01 42 51 59 44
info@wymservices.com
www.wymservices.com
Source : lhotellerie-restauration.fr
Article ici : http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/equipement-materiel/2010-08/Aucun-frais-d-adhesion-pour-WYM-Conseils-Services.htm?xtor=RSS-1
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26.8.2010 par admin.
L’été 2010 sera, au total, un bon cru. Malgré un mois de juillet poussif, les réservations de dernière minute en août et le retour des visiteurs étrangers sauvent le bilan touristique.
Pour les Français, les vacances sont sacrées. Crispés sur le porte-monnaie, ils ont moins dépensé cet été mais ont afflué plus nombreux dans les stations touristiques de l’Hexagone. Au total, si la saison a eu du mal à démarrer en juillet, le mois d’août dépasse toutes les espérances.
« Le pic s’est déplacé. Les deux semaines les plus fréquentées de l’année sont les deuxième et troisième semaines d’août », repère Didier Arino, dont le cabinet Protourisme a livré hier un premier bilan estival. Même soulagement dans l’étude publiée hier par l’Agence de développement du tourisme en France (Atout France) : « La fréquentation de la clientèle française devrait au moins rester stable par rapport à 2009. »
Le retour des touristes étrangers – Britanniques, Néerlandais et Belges notamment) – contribue à ces « bonnes perspectives pour la saison estivale », précise Atout France. Au total, « une progression de 4 % du nombre de clients en hébergement marchand sur l’ensemble de la saison estivale – après une baisse de 3,5 % en 2009 », est à prévoir, selon Protourisme.
Le tourisme vert progresse
Les plages, restent, sans surprise, la destination favorite en France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Aquitaine en tête. Mais la fréquentation y est en perte de vitesse. Moins cher, le tourisme vert gagne du terrain, pour autant qu’il s’agisse d’un « tourisme actif à forte valeur ajoutée », commente Jean-Pierre Serra, président du Réseau national des destinations départementales. « Les Français veulent découvrir des destinations plus authentiques », et se tournent notamment vers le Morbihan, la Gironde, L’Orne, l’Eure-et-Loir, la Sarthe ou le Vaucluse.
Etrangers, le come-back
La riche clientèle américaine, russe ou asiatique est enfin de retour en France. Ce come-back profite tout particulièrement à la capitale et aux palaces de la Côte d’Azur. Les monuments parisiens ont vu leur fréquentation exploser : été record pour la Tour Montparnasse (+18 % en juillet). L’Arc de Triomphe (+10 %), le Panthéon (+3,6 %) en profitent également.
Palaces et campings font recette
Les palaces parisiens affichaient plus de 90 % de taux d’occupation en juillet. « La reprise est réelle. Je ne vois pas comment les choses pourraient aller mieux », se réjouit Didier Le Calvez, président du Bristol. Loin des paillettes, les campings ont plus de succès que jamais. « Après un mois de juillet déjà en augmentation par rapport à l’année dernière, les réservations laissent croire que la progression se poursuivra tout le mois d’août », se réjouit Guylhem Féraud, de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air.
Les hôtels et les restaurants font grise mine
En revanche les professionnels de l’hôtellerie font grise mine. « Les vacanciers procèdent à des arbitrages au détriment de l’hébergement et de la restauration. En juillet, la fréquentation des hôtels a subi une baisse, et le montant du ticket moyen a chuté dans les restaurants. Et les prévisions sont mitigées pour août », déplore Thierry Grégoire, président de la Fédération nationale des professions saisonnières.
Bons plans de dernière minute
« Cet été, près de 40 % des séjours ont été vendus via une remise, une promotion ou une réduction. Le manque de liquidités pousse plus que jamais les vacanciers à attendre le dernier moment pour réserver », note Didier Arino.
Laurence Valdès
Source : francesoir.fr
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20.8.2010 par admin.
57% des clients d’hôtels français trouvent les prix pratiqués par ces établissements trop chers, voire excessifs, selon une étude Coach Omnium, publiée lundi 16 août. Ce taux est en progression par rapport à la dernière étude sur le sujet, datant de 2008. Lors de cette dernière enquête, moins d’un client sur deux (42%) étaient de cet avis.
49% des touristes séjournant dans les hôtels français estiment que les tarifs sont trop élevés ou chers et 8% qu’ils sont même excessifs, selon la dernière enquête du cabinet Coach Omnium. Lors du même sondage, mené en 2008, ils n’étaient, respectivement que 39% et 3% à partager cet avis.
A l’inverse, un peu plus d’un tiers des consommateurs (36%) interrogés dans le cadre de cette étude jugent les prix “corrects” ou “normaux”, contre 41% en 2008. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 1% a déclaré que les prix sont “accessibles” ou “bon marché” contre 7% il y a deux ans.
Les hôtels de 0 à 2 étoiles recueillent le plus de perceptions défavorables. 66% des personnes qui fréquentent les 0 et 1 étoile trouvent que les établissements de cette catégorie ont des tarifs prohibitifs et 56 % pour les 2 étoiles.
Pourtant, selon Coach Omnium, citant les chiffres de l’Insee, les tarifs hôteliers n’ont progressé que de 0,9% sur un an en juin dernier. La société d’études explique cette dégradation de la perception des prix par le fait que “les hôteliers ont désormais une politique tarifaire plus dure sur Internet et n’accordent plus autant de rabais qu’il y a encore quelques mois”.
Une difficulté à surmonter car aujourd’hui, le prix est le premier critère de sélection d’un établissement (74% des clients sondés) en même temps que la localisation, rappelle Coach Omnium.
Cette étude a été réalisée par la société d’études marketing & économiques Coach Omnium. Le sondage a été réalisé en juin 2010, auprès d’un échantillon représentatif de la clientèle hôtelière de 1.088 clients d’hôtels français et étrangers, par interviews qualifiées en face-à-face.
Source : Relaxnews
larep.com
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11.8.2010 par admin.
Malgré une météo plus favorable que l’an passé, la saison touristique risque d’être très moyenne en dépit d’une arrière-saison qui s’annonce bien. De fait, juillet, qui a démarré tard, a été très décevant. La faute à la crise?
L’observatoire du comité régional du tourisme constate, en tout cas, que sur la période du 1erjuin au 14juillet, la conjoncture économique et un contexte de hausses de tarifs, ont nettement pesé sur la consommation des vacanciers.
Retour des étrangers
«Si les touristes étrangers, moins nombreux à choisir la Bretagne ces dernières années, sont revenus, c’est la clientèle française qui fait défaut. Elle dépense moins et les restaurants s’en ressentent», confirme l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. L’Umih relève, par ailleurs, que si, pour juin, la fréquentation des hôtels et restaurants bretons se situe dans la moyenne des années précédentes, «la clientèle attendue pour juillet n’est pas venue».
Gîtes en baisse
Une clientèle que l’on ne retrouve pas, non plus, dans les gîtes. Le comité des Côtes-d’Armor des Gîtes de France estime que la saison est encore moins bonne que l’an passé, «alors qu’on avait déjà perdu 15% par rapport à à 2008. La saison n’a pas vraiment démarré avant le 16 ou le 17juillet. De plus, la dernière semaine de juillet, il y avait 50gîtes encore disponibles; du jamais vu». Même constat dans le Finistère, avec un littoral qui s’en sort correctement contrairement à la zone sublittorale (15-20km) et pire encore dans le Centre-Bretagne. Dans le Morbihan, si la fréquentation de juillet n’a quasiment pas baissé, «les séjours sont plus courts», en revanche. Une saison peau de chagrin, déplore également Yves Le Floch, président de la Fédération bretonne de l’hôtellerie de plein air: «On a eu un peu de monde à Pâques mais mai et juin, vu le nombre limité de ponts, ont été calmes. Quant à juillet, c’est décevant. On attendait plus de monde, vu la météo, que ce soit en location de mobil-homes ou en camping. La pleine saison, désormais, se limite quasiment à la première quinzaine d’août. Surtout cette année, où le 15 tombe un dimanche. Les gens risquent de partir dès le 16…». Certes, les prévisions pour septembre sont encourageantes. Mais, estime Yves Le Floch, «si l’on accueille plus de monde en arrière-saison, c’est aussi en raison de prix promotionnels. Le chiffre d’affaires ne suit pas. On fait des nuitées mais pas de chiffre». Et de regretter, à cet égard, que «certains établissements recourent à des prix bradés dès juillet».
À la dernière minute
«Depuis deux, trois ans, les gens ont pris l’habitude de négocier», constate-t-on aux Gîtes de France des Côtes-d’Armor: «Ils attendent le dernier moment, guettant les prix promos. On sait que sur les 150 gîtes qui ne sont pas réservés dans la dernière semaine d’août, on en louera ainsi une bonne cinquantaine». Une tendance sur laquelle tablent les hôtels et restaurants de la région, espérant une relance de la fréquentation de leurs établissements en août. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle saison ne battra pas des records. Et à terme, c’est toute une filière, fragilisée qui va se retrouver face à des problèmes d’investissements pour se remettre au goût du jour et aux nouvelles habitudes et attentes des vacanciers.
La moitié des professionnels satisfaits
La moitié des hébergeurs professionnels se disent satisfaits de la fréquentation touristique du mois de juin et des 15 premiers jours de juillet, qui serait globalement stable par rapport à l’an passé, selon l’Observatoire du comité régional du tourisme. Mais un tiers se disent insatisfaits. En revanche, 75% des hébergeurs «tendance» (cabanes dans les arbres, roulottes, yourtes, péniches) affichent leur satisfaction. Chambres d’hôtes. En déclin. Il y a quelques années, il était impossible de trouver une chambre d’hôte en Bretagne durant la pleine saison. Aujourd’hui, on attend le client, particulièrement dans le Centre-Bretagne et les réservations sont calmes ailleurs. L’augmentation des prix permet, toutefois, de maintenir le chiffre d’affaires. Campings. Les exploitants de campings soulignent que le secteur marchand de ce mode d’hébergement ne représente plus désormais que 30 à 40% selon les secteurs en Bretagne. L’hébergement dans la famille, chez des amis mais aussi les très nombreux camping-cars stationnés sur les aires d’accueil leur échappent. Équipements de loisirs. La fréquentation des équipements de loisirs de plein air a été dopée par les bonnes conditions météo de juin et des quinze premiers jours de juillet. La stabilité est de règle, en revanche, pour des équipements comme Océanopolis: moins 3.000 visiteurs en juillet; à relativiser compte tenu des 450.000 visiteurs annuels. Châteaux, musées et golfs, eux, sont toujours dans l’attente d’une reprise de la fréquentation étrangère. On note, toutefois, une légère augmentation de la clientèle britannique en début de saison.
Hervé Queillé
Source : letelegramme.com
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11.8.2010 par admin.
Réouverture du Royal Monceau, inauguration prochaine d’un Shangri-La, en attendant le Mandarin oriental et le Peninsula : l’offre parisienne d’hôtels de luxe s’enrichit. Et les concurrents fourbissent leurs armes. Coulisses d’un combat feutré mais sans merci.
C’est un chantier spectaculaire, qui agite toute l’avenue Hoche, dans le très chic VIIIe arrondissement de la capitale. Et tandis que les bétonneuses, marteaux-piqueurs et ouvriers opèrent dans un bruit assourdissant, le Tout-Paris se prépare à un événement très attendu: la réouverture, à la fin de l’été, du Royal Monceau. Même remue-ménage avenue d’Iéna, de l’autre côté de l’Etoile. D’une forêt d’échafaudages s’échappent quelques statues dénudées et colonnes néoclassiques, remises au goût du jour par le groupe hongkongais Shangri-La, qui, lui, compte inaugurer son hôtel fin 2010.
Du jamais-vu dans l’histoire plus que centenaire des palaces: entre 2010 et 2012, quatre établissements -le Royal Monceau, le Shangri-La donc, mais aussi le Mandarin oriental (en 2011) et le Peninsula (en 2012)- vont enrichir l’offre parisienne. “Avec plus de 700 chambres supplémentaires, la capacité va s’accroître de près de 70 %”, a calculé Gabriel Matar, directeur France de Jones Lang LaSalle Hotels, auteur de l’étude “Palaces horizon 2015″. De quoi inquiéter la bande des sept -George V, Plaza Athénée, Meurice, Crillon, Ritz, Bristol, Fouquet’s. A quelques semaines des premières ouvertures, tous s’interrogent sur le nouveau Monopoly de la capitale, avec une conscience aiguë du “changement profond qui va s’opérer”, souligne Didier Le Calvez, directeur général du Bristol. Et fourbissent d’ores et déjà leurs armes pour un combat à fleurets mouchetés, mais néanmoins implacable…
En cette fin d’après-midi de mai, dans les élégants salons du George V, aucun sentiment de panique ne semble gagner le personnel. Et si l’on sent comme un frisson dans l’air, c’est juste parce que Johnny Hallyday, de retour de Los Angeles, vient de faire son apparition. Cette sérénité affichée, que l’on retrouve dans la plupart des palaces historiques, cache pourtant une grande inquiétude. “Ils sont indéniablement soucieux. La concurrence avec des opérateurs de haut niveau va bouleverser l’ordre établi”, analyse Paul Roll, directeur de l’office du tourisme de Paris. Les nouveaux investisseurs - fonds qatariens ou groupes asiatiques - ne sont pas venus faire de la figuration. S’ils ont misé des centaines de millions d’euros (entre 150 et 300 millions) sur des projets pharaoniques, s’offrant le palais de Roland Bonaparte (Shangri-La) ou l’ancien Centre international de conférences (Peninsula), c’est bien parce que Paris est “un passage obligé pour toutes les enseignes qui veulent se positionner dans le luxe”, souligne Gabriel Matar.
Désossé avant d’être rebâti
Ainsi, le Shangri-La a choisi de s’octroyer une vitrine prestigieuse dans la capitale française pour se faire connaître en Europe. Ses propriétaires ont restauré un immense hôtel particulier dans les règles de l’art, avec l’appui d’artisans spécialisés. De son côté, le Royal Monceau, presque totalement désossé avant d’être rebâti, va offrir un luxe ultra-contemporain conçu par Philippe Starck et, innovation remarquée, une salle de cinéma. Le Mandarin oriental, faubourg Saint-Honoré, promet, lui, une sophistication hors du commun, qui fait trembler ses proches voisins, dont l’Hôtel Costes. Tandis que le Peninsula proposera d’immenses chambres avec vue panoramique sur la tour Eiffel, ainsi qu’un vaste restaurant chinois: “Jouer la carte asiatique, quelle idée géniale !”, soupire un concurrent.
Chefs étoilés
Mais pas de palace - quelle que soit la beauté des lieux et la qualité de l’emplacement - sans un personnel d’exception. Après l’embauche de chefs étoilés, tels Thierry Marx, au Mandarin oriental, ou Philippe Labbé, au Shangri-La, les nouveaux venus sont allés piocher dans le vivier des hôtels existants. Le combat fait rage, en coulisses, entre les anciens et les modernes. Les Asiatiques n’hésitent pas à surenchérir pour recruter les meilleurs. “Ils provoquent une véritable hémorragie”, constate Mark Watkins, patron du cabinet Coach Omnium. Outre les concierges ou les gouvernantes - le Royal Monceau vient de débaucher une employée du George V - ce sont les patrons reconnus du secteur qui sont chassés. Ainsi, Didier Le Calvez est passé du George V au Shangri-La Paris, pour finalement prendre la tête du Bristol. Philippe Leboeuf, nommé directeur général du Mandarin oriental, a dirigé le Crillon, avant de partir pour le Claridge’s de Londres, où il a été recruté.”Nous ne nous laisserons pas faire”, martèle François Delahaye, directeur général du Plaza Athénée et du Meurice. Devant une telle débauche de moyens, les hôteliers des beaux quartiers ne pouvaient pas rester indifférents. “Cela nous a poussés à nous remettre en question”, souligne Chris Norton, directeur général du George V. A mille lieues du ronronnement de ces dernières années. “Impossible de s’endormir sur ses lauriers”, renchérit Dominique Desseigne, patron du Groupe Lucien Barrière, propriétaire du Fouquet’s, sur les Champs-Elysées. C’est une vraie révolution de palais qui se joue. Le Bristol, par exemple, a lancé une vaste rénovation, tout en annexant un bâtiment mitoyen pour y installer 26 chambres supplémentaires, une piscine et un bistrot de luxe de style contemporain qui tranche avec le classicisme de bon goût de l’établissement, mais qui donnera le change au Mandarin oriental. Le Plaza Athénée a, lui, repris trois immeubles pour s’agrandir et se moderniser. “Une surenchère d’investissements, qui, selon Mark Watkins, est absolument indispensable.” Encore faut-il pouvoir les financer… “Avoir un propriétaire compréhensif est une chance”, se félicite François Delahaye, en évoquant les 15 millions d’euros déboursés en deux ans par le sultan de Brunei pour le Plaza.
En revanche, les deux plus beaux “palais” de la capitale commencent, eux, à perdre de leur lustre. Le Crillon, mis en vente par Starwood Capital, n’a pas été rafraîchi depuis longtemps. Même chose pour le Ritz, place Vendôme, n° 1 il y a dix ans. Malgré leur splendeur d’antan et leur réputation, ils risquent de souffrir plus que les autres d’une offre de luxe modernisée. “Personne ne peut se permettre de rester sans rien faire. Sinon, attention à la chute !”, prévient Richard McGinnis, patron de Leading Hotels of the World France, label du haut de gamme hôtelier. Certains établissements, au zénith dans les années 1980, ont perdu leur rang de palace, comme le Prince de Galles, le Grand Hôtel, l’Intercontinental et… le Royal Monceau, avant les travaux.
Un marché compliqué et fragile
La lutte est quotidienne pour rester au sommet. D’autant, souligne un pro, qu’”il n’est pas sûr que le marché puisse absorber autant d’hôtels en même temps. Il risque donc d’y avoir de la casse”. En réalité, tout dépendra de la conjoncture. “A la fin des années 2000, c’était l’euphorie, et ces hôtels refusaient des clients cent cinquante jours par an, se rappelle Gabriel Matar. Le Fouquet’s, inauguré à la fin de 2006, a pu se faire une place en moins d’un an.”
Sauf qu’aujourd’hui la situation n’est plus tout à fait la même. La reprise se fait attendre. C’est d’autant plus préoccupant que le marché des palaces est compliqué et fragile. La rentabilité requiert un taux de remplissage de 65 %. Au-dessous de 60 %, compte tenu des frais fixes, le modèle économique ne fonctionne plus. Et si les hôteliers se félicitent du retard des futurs établissements - une ouverture en 2009 aurait été catastrophique - tous craignent 2011, “année de transition et de redistribution des cartes”, selon un expert.
Attention, danger, préviennent les directeurs de palaces historiques, à l’adresse des nouveaux venus: il ne faut pas déclencher la guerre des prix. “Ce serait suicidaire. On tuerait le marché”, martèle François Delahaye. “Ils ne gagneraient pas la bataille”, affirme Dominique Desseigne. Georges Panayotis, président de MKG, cabinet de conseil hôtelier, rappelle aussi que “le bradage est antinomique avec la notion de palace”. Et puis les riches clients sont moins sensibles à la variation de la note qu’à celle du service. Le vrai combat se livrera davantage sur ce terrain et sur celui de l’identité. “Elle devra être de plus en plus affirmée, pour accentuer la différenciation”, observe Gabriel Matar. A cette aune, le Royal Monceau, avec son concept avant-gardiste mêlant luxe et tendance, a des chances de réussir son pari.
Dans l’immédiat, la baisse de l’euro va rendre la capitale plus compétitive et encourager le retour des Américains. Pour la suite, l’espoir repose surtout sur la clientèle chinoise, qui rechigne encore à payer cher une nuit d’hôtel, alors qu’elle s’offre des sacs à 1 000 euros. Les anciens palaces comptent sur les nouveaux pour les attirer. “Qu’ils les fassent venir, et on s’arrangera pour les récupérer”, lance, crâne, un directeur d’hôtel. Enfin, souligne Georges Panayotis, “dans l’hôtellerie, l’offre crée toujours la demande”. Une analyse partagée par Gabriel Matar, qui estime que d’ici deux à trois ans, après une intense bataille, Paris pourra redevenir la reine des palaces. Pour le plus grand bonheur des riches…
Par Corinne Scemama
Source : lexpress.fr
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