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Archive pour avr  

Le yield management dans l’hôtellerie

L’hôtellerie découvre les vertus du “pricing”.

Après avoir transformé en profondeur le secteur du transport de voyageurs, le yield management – des tarifs modulés selon les prévisions de demande – trouve sa place dans l’hôtellerie de luxe. Il en résulte des prix variant selon une multitude de critères, des services exceptionnels à prix cassés, des regroupements de prestations… Des pratiques salvatrices, jusque-là peu habituelles dans l’univers du “haut de gamme”, qui nécessitent néanmoins une certaine vigilance sur l’image véhiculée.

En 2007, le patron du groupe LVMH Bernard Arnault annonçait un possible doublement du marché du luxe d’ici 2012. La crise financière s’est empressée de modérer ce pronostic dès les mois suivants, occasionnant de multiples bouleversements sur les marchés “haut de gamme”, notamment celui de l’hôtellerie. “Une baisse des fréquentations et des réservations pour des séminaires s’est rapidement fait sentir”, confie Roger Larralde, propriétaire du fastueux Hôtel Parc Victoria, un des joyaux convoités du sud-ouest de la France. Au sein des grands groupes, toute période de crise provoque des changements dans le comportement des actionnaires. Ceux-ci deviennent plus sélectifs, plus exigeants quant à la rentabilité dégagée. Dans le secteur particulier de l’hôtellerie, améliorer son rendement passe principalement par l’augmentation de son chiffre d’affaires, les autres paramètres étant plus difficilement modulables. Les coûts fixes sont par nature élevés. Le produit proposé – la chambre – n’est pas stockable, rime avec perte dès lors qu’il n’est pas consommé immédiatement, et est d’autant mieux rentabilisé qu’il est utilisé fréquemment. “La pratique du yield management, mode de gestion ayant pour objectif une prévision optimisée de la demande dans le but de déployer une offre adaptée, se généralise dans les hôtels de luxe”, constate Thierry Blottin, directeur et fondateur de RevDev Consultants, spécialisé dans le conseil en yield management. A l’image des compagnies aériennes qui utilisent presque systématiquement des schémas prévisionnels de la demande, l’hôtellerie devient le nouveau terrain d’expression du yield management. Cette évolution est récente, même si “certains établissements du secteur ont déjà compris l’intérêt de cette pratique depuis plus de 20 ans”, précise Thierry Blottin. Concrètement, une fois que l’étude prévisionnelle est réalisée, celle-ci donne une visibilité plus claire du marché et des moyens d’action possibles pour atteindre ses objectifs. Il faut dès lors réorienter son offre. “En fonction de ses priorités, on décide ou non de procéder à une démarche de surréservation pour garantir un taux d’occupation plus important des chambres, on décide ou non de faire varier ponctuellement les tarifs, on décide ou non d’entreprendre des actions commerciales particulières… Les leviers sur lesquels les hôteliers agissent peuvent être de tout ordre. Ils peuvent être quantitatifs ou qualitatifs”, poursuit le conseiller. Avec une démarche de yield management classique, le chiffre d’affaires peut facilement gagner 5 %, tout comme le degré d’occupation des chambres. Depuis la crise économique récente, le fameux indicateur Revpar (revenu par chambre) qui suscite l’attention de tous les managers du secteur, connaît une baisse pouvant aller jusqu’à 25 %. Certains opérateurs comme Four Seasons sont confrontés à des tensions avec les propriétaires d’hôtels qui portent sur leurs épaules les dettes financières des investissements réalisés. “Une approche plus optimisée, plus rationalisée est souvent demandée. Le yield management répond à ces préoccupations”, indique Philippe Doizelet, directeur général du cabinet de conseil Horwath HTL.

Elargissement de clientèles
L’appétit pour le luxe fait aujourd’hui saliver une plus large partie de la population. L’hôtellerie “haut de gamme” conquiert de nouveaux territoires et s’ouvre à de nouveaux référents culturels, comme en atteste l’ouverture récente du “Petit Paris”, au cœur de la capitale française, un établissement qui retrace les époques de Paris à travers une décoration contemporaine et raffinée. Un contexte concurrentiel qui demande de rivaliser d’imagination et de rigueur pour poursuivre sa croissance. S’adressant habituellement à une clientèle aisée, l’hôtel Castel Clara de Belle-Ile-en-mer propose désormais un forfait “Thalasso et coaching bien-être” à prix réduit. “En 2009, nous avons également décidé de proposer ponctuellement des offres à prix cassé, sur des dates très ciblées. Elles permettent d’attirer une nouvelle clientèle qui ne correspond pas à notre cœur de cible habituel. Il s’agit d’une diversification importante à nos yeux, mais qui ne remet pas en cause les priorités, à savoir rester positionné sur une offre haut de gamme”, explique Myriam Goumy, directrice commerciale de l’hôtel Castel Clara. Le complexe Biarritz Thalasso Resort sur la Côte basque va plus loin, proposant une formule complète à 1 euro pour tout accompagnant d’une réservation d’au moins 3 jours et 3 nuits. Les opérateurs de luxe ont diversifié leur stratégie, changé leur politique de communication afin de capturer de nouveaux clients, au-delà de la clientèle aisée habituellement ciblée. L’enjeu a été d’élargir la demande, de passer d’une clientèle traditionnelle à une clientèle occasionnelle, intéressante à conquérir car plus nombreuse, même si son pouvoir d’achat est dégradé et plus aléatoire. Les initiatives rencontrent un succès auprès des nouvelles populations ciblées. Le secteur de la thalassothérapie attire plus de 350 000 curistes et génère un chiffre d’affaires de 370 millions d’euros. Au cours des dix dernières années, la durée moyenne des séjours a cependant diminué, pour passer de 6 journées de cure en 1998 à 3 journées en 2008. Ce constat s’explique principalement par l’évolution du comportement des Français en matière de congés. Les séjours sont plus courts mais plus nombreux. Un contexte plus propice pour profiter des offres “haut de gamme” exceptionnelles, généralement de courte durée. Le spa est devenu une autre prestation incontournable dans l’hôtellerie. Parmi les clients non habitués à fréquenter régulièrement les établissements de luxe, 93 % des choix d’hôtels se font en fonction de la présence ou non d’un spa.

Avec internet,
la concurrence est frontale
Durant les dernières années, des évolutions majeures ont bouleversé le secteur de l’hôtellerie. A commencer par l’essor d’Internet. La particularité du marché de l’hôtellerie est que les clients se situent à une distance importante du lieu d’achat au moment de la commande. Il existe donc des barrières techniques, linguistiques à surmonter. “Ces obstacles formaient de véritables difficultés jusqu’à une dizaine d’années et justifiaient une intermédiation forte, assurée par des agents de voyage, des tour-opérateurs. L’avènement des nouvelles technologies et d’Internet en particulier est venu court-circuiter cette structuration de l’accès à l’offre. Le public est devenu proactif, étudiant plus scrupuleusement les offres. Les comparateurs de prix en ligne ont provoqué une concurrence beaucoup plus frontale entre les hôtels. Ils cherchent ainsi une optimisation d’ensemble, et les établissements de luxe n’échappent à cette règle”, souligne Philippe Doizelet. Pour Raouf Benslimane, président directeur général de Five Strategies, un tour-operateur spécialisé dans les activités liées au bien-être, “les sites en ligne sont désormais des partenaires centraux pour toutes les gammes de l’hôtellerie. Ils représentent plus de 60 % de notre volume d’affaires contre 40 % réalisés par le réseau physique”. Le contexte conjoncturel est un autre phénomène de poids qui oriente la nature des offres. “L’hôtellerie de haut de gamme est bien plus cyclique que l’hôtellerie traditionnelle en raison des déclassements issus des crises économiques. La population aisée est touchée plus directement. Une entreprise dont la trésorerie connaît de fortes tensions va moins facilement organiser des événements prestigieux où sont conviés partenaires et collaborateurs”, poursuit Philippe Doizelet. Il estime que les variations de prix, conséquence fréquente de l’application du yield management, peut former un bon moyen de rebondir et de diversifier son activité. “A Paris, bon nombre d’hôtels très chics ont été relativement peu attaqués dans leur taux d’occupation justement car ils ont utilisé – parfois sans trop le dire – le prix comme une variable d’ajustement.”

Attention à l’image
Pour Thierry Blottin, le yield management est un excellent outil pour mieux gérer l’overbooking dans les hôtels qui optent pour cette stratégie. “On anticipe mieux le nombre de réservations en demande et le degré de déperdition qu’on risque d’avoir. Les grands hôtels peuvent ainsi travailler plus finement sur leurs marchés commerciaux. C’est également un moyen de satisfaire des clients qui auraient été plus difficiles à contenter s’il n’y avait pas eu de prévision de demande.” Mais entreprendre une démarche trop populaire, à prix réduits dans les périodes creuses, éloignée des codes qui régissent l’univers du luxe, peut être préjudiciable. “En termes d’image, ces choix peuvent représenter un danger. La clientèle haut de gamme, qui reste malgré tout le cœur de cible, risque de se sentir délaissée, voyant que l’attention est moins portée sur elle. Il faut donc prêter une grande attention à la manière de se repositionner lorsqu’une nouvelle offre est distribuée”, estime Myriam Goumy. Philippe Doizelet s’étonne de certains choix promotionnels, “particulièrement mauvais et surannés”, mis parfois en avant dans l’hôtellerie. “En feuilletant des magazines spécialisés, on peut lire des offres décrites comme exceptionnelles, mais que les clients des palaces considèrent comme ringardes. Le transport en limousine suivi d’un accueil avec des coupes de champagne figure parmi les options commerciales risquées, susceptibles de faire fuir les habitués.” Dans l’hôtellerie de luxe, les promotions doivent se gérer comme les périodes de soldes dans les grandes maisons de la mode. “La vraie question n’est pas tant le prix que l’on consent, mais à quel type de client on le consent. C’est le profil de la clientèle visée qui importe, ce que bon nombre d’établissements ont tendance à négliger”, reprend le conseiller. Pour Roger Larralde, “une promotion proposée sous forme d’invitation, présentée comme une rareté ou une récompense offerte à une petite poignée de privilégiés, aura un résultat bien plus concluant qu’une action commerciale à prix cassé accessible à tous, et largement diffusée sur tous les comparateurs de prix en ligne”. Les stratégies commerciales employées lorsqu’on cherche à diversifier la clientèle ne tiennent pas suffisamment compte des spécificités du secteur du luxe. Bon nombre de marques proposent une alliance de produits de prestige et de grande consommation. Les pratiques mises en œuvre s’apparentent souvent à du marketing de masse traditionnel, et utilisent Internet pour promouvoir les produits. L’essor des “design hôtels”, basés sur une esthétique et une décoration particulière, sont représentatifs de cette tendance. “Beaucoup d’opérateurs de seconde ligne se sont laissé séduire par ce créneau et proposent aujourd’hui du luxe sans proposer du grand luxe. Et lorsque l’hôtellerie haut de gamme déploie une nouvelle politique de prix réduits, elle se positionne sur ce segment, rendant son offre moins lisible pour la clientèle fidèle”, souligne Philippe Doizelet.

Une question d’identité avant tout
Certains professionnels de l’hôtellerie rejettent le yield management en raison du risque de déclassement qualitatif associé à ce mode de gestion. “C’est une erreur, une idée préconçue. Ils connaissent mal le yield management. En aucun cas il y a une incompatibilité avec le déploiement d’une offre très haut de gamme et le maintien d’un haut degré de qualité. Bien au contraire, assure Thierry Blottin. Il faut simplement prendre un certain nombre de précautions au moment de son repositionnement commercial.” Il paraît indispensable de rappeler à l’ensemble de sa clientèle que l’élargissement de l’offre reste un choix supplémentaire, ponctuel, et qu’il ne constitue en aucun cas une refonte ou une altération des prestations, même si les opérations se répètent régulièrement. A Paris, les palaces totalisent 1 500 chambres avec 20 % de suites en moyenne. Cela représente donc 300 unités sur les 75 000 chambres que compte la capitale. Pour Philippe Doizelet, “il est essentiel de rappeler à la clientèle que l’objectif n’est pas d’augmenter de manière importante le nombre de suites disponibles pour les proposer à des prix attractifs ou les inclure à des formules particulières”. Les chambres proposées par les hôtels 4 étoiles de Paris sont assimilables au secteur luxe pour 30 % de leur capacité (environ 6 000 chambres). La création de la catégorie 5 étoiles devrait permettre une meilleure lisibilité de l’offre. L’hôtel Royal d’Evian a obtenu sa cinquième étoile en juin 2009. Trois mois plus tard, la même récompense a été décernée au Sofitel Biarritz Le Miramar Thalassa. “Obtenir une telle distinction est un élément précieux lorsqu’on élargit quelque peu sa clientèle. L’étoile supplémentaire permet d’affirmer fortement la véritable priorité de l’établissement, à savoir un positionnement centré sur le très haut de gamme”, indique Philippe Doizelet. Lorsque l’hôtel bénéficie d’une situation réellement exceptionnelle, il peut être préférable de le rappeler dans son action commerciale. “C’est une manière de réaffirmer le standing élevé des lieux, et de préciser qu’une diversification de la clientèle ne signifie pas que les exigences de qualité sont assouplies”, poursuit-il. L’hôtel Royal d’Evian est niché au cœur d’un parc majestueux de 19 hectares où se tient notamment l’Evian Masters, une célèbre compétition de golf. L’édifice est une œuvre architecturale datant de 1909, signée par Jean-Albert Hébrard, également maître d’œuvre du casino. Le Sofitel Biarritz Le Miramar Thalassa n’est pas non plus en reste. Le lieu conjugue l’excellence au pluriel : élégance du design, soins relaxants à deux pas des greens, gastronomie thématique… “Dans des conditions aussi exceptionnelles, ce n’est pas une simple diversification ponctuelle de la clientèle qui ternit l’image et la renommée des lieux. Encore faut-il communiquer sur ces atouts”, confirme Roger Larralde, dont l’établissement propose occasionnellement depuis plusieurs années des forfaits incluant nuitées d’hôtel, accès aux golfs environnants, location de voiturettes ainsi que d’autres services, à des prix réduits. “Pour autant, nos clients les plus fidèles ne délaissent pas les lieux”, assure-t-il. Pour être pertinente et n’engendrer aucun risque, une offre promotionnelle d’un hôtel de luxe doit être présentée comme un privilège particulier, accordé à une faible minorité. C’est l’argument sur lequel Myriam Goumy a construit son forfait “Thalasso et coaching bien-être” à prix réduit : “En plus de cette cure de thalassothérapie où l’on bénéficie d’un accompagnement spécial, nous développons d’autres offres personnalisées comme une cure minceur spécifique où le client rencontre le responsable au début et à l’issue du séjour.” Philippe Doizelet estime que “l’innovation permanente et originale est un des secrets de la réussite pour fidéliser tout en élargissant sa clientèle”. Il cite “le bar du Plaza Athénée” dont la réputation rejaillit sur tout l’hôtel, ou encore “la nouvelle décoration du Meurice” qui pour l’occasion s’est alloué les services de Philippe Starck. “Un nom des plus séduisants.” Le Plaza Athénée met aussi en avant les talents de son chef pâtissier : Christophe Michalak, illustre dans son domaine. Les artistes et créateurs font irruption dans les stratégies commerciales de l’hôtellerie de luxe, et la méthode est payante. “L’affirmation d’une identité forte est vitale. Les difficultés que connaissent actuellement le Crillon ou le Prince de Galles s’expliquent sans doute par leur manque d’agressivité sur ces aspects”, conclut Philippe Doizelet.

Par Mathieu Neu

Source : lenouveleconomiste.fr

Le nuage de cendre fait grimper les tarifs hôteliers.

Selon le comparateur de prix d’hôtels www.trivago.fr, le nuage de cendres a également eu pour conséquence une hausse considérable des tarifs hôteliers dans les grandes villes.

A Milan, le prix des chambres est passé de 119 à 231 euros, soit 94% au-dessus du prix moyen enregistré en avril. A Londres, le prix des nuitées durant l’interdiction de vol a augmenté de 52% : il était de 237 euros, alors que le tarif moyen pour avril était de 156 euros. Berlin présente la troisième plus forte augmentation en Europe. Les voyageurs ont dû y payer 67% de plus pour une nuit en chambre double standard, passant de 95 euros pour une chambre à 158 euros à partir du 15 avril. A Amsterdam, la nuitée, de 193 euros, était plus chère de 28% par rapport à la moyenne d’avril. Les hôteliers de Madrid de leur côté ont augmenté leurs tarifs durant la suspension du trafic aérien de 49%, de 113 à 169 euros. A Barcelone, les prix ont augmenté de 14% pour atteindre 165 euros contre 144 euros. Et les voyageurs cherchant à se loger à Paris durant l’interdiction de vol ont du également mettre la main à la poche : le coût de la chambre double y a presque augmenté de près d’un tiers, en passant de 156 à 202 euros.

Source : quotidiendutourisme.com

En deux ans, les crises auront modifié les habitudes du voyage d’affaires

Le redéploiement des forces d’American Express, la numérisation poussée de l’ensemble des services destinés aux voyageurs, la mise en place des tarifs dégroupés dans l’aérien, la facturation des services complémentaires dans tous les domaines du voyage sans oublier la forte diminution des déplacements sont autant de conséquences liées aux crises que traverse l’économie mondiale. Ce changement, permanent et parfois imperceptible, met à mal les modèles économiques des acheteurs et oblige le voyageur à respecter des contraintes parfois complexes.

En deux ans l’ensemble de nos modèles économiques, et ceux de tous les partenaires du voyage d’affaires, auront volé en éclats. Pas une seule compagnie, pas une seule société, pas un seul fournisseur n’aura échappé à la remise à plat de sa politique voyages, de ses dépenses ou de son organisation interne. En fournissant aux voyageurs des outils de plus en plus puissants en matière de réservation ou de gestion mobile de ces voyages, les agences comme les compagnies aériennes ou les hôtels se sont engagés dans une numérisation extrême de tous les services quitte, et on vient de le vivre à l’occasion de la crise aérienne volcanique, à oublier la fonction humaine, essentielle dans ce métier.Si l’on en croit les spécialistes du Gartner Group, nous n’en sommes pourtant qu’aux balbutiements de ce nouveau modèle. Selon eux, 92 % des transactions “voyage” en 2020 passeront uniquement par des outils informatiques, souvent mobiles, et directement interconnectés entre eux aux serveurs des fournisseurs. Les experts américains vont plus loin : «Ce sont de nouveaux modèles économiques qui vont désormais piloter les relations client/fournisseur , avec comme justification, vraie ou fausse, le besoin de maintenir des coûts compétitifs associés à une qualité de service acceptable» explique même Michael Rouch, le consultant en charge de cette étude annuelle. Cette mutation profonde va, de fait, modifier l’ensemble de la chaîne et conduire à de nouvelles méthodes de travail. Une vraie révolution dont on commence seulement à sentir les premiers effets sans bien comprendre vers où se dirige l’ensemble de l’activité.Faut-il alors penser que le meilleur ou le pire est devant nous ? Sans doute l’un et l’autre. Pour autant, il est bien difficile aujourd’hui de tracer cette mutation et d’évoquer les changements qu’elle va conduire en interne sans tomber dans une mauvaise fiction. 2010 pourraient bien être une année charnière dans ce domaine. En tout cas, beaucoup d’entreprises, aujourd’hui, le pensent.

Hélène Retout.
Source : deplacementspros.com

L’e-commerce boosté par le tourisme en 2010

En 2010, l’e-commerce profitera en revanche d’un meilleur contexte global sur ses deux marchés phares, le tourisme et la high-tech, indique une étude réalisée par Benchmark Group.

En 2009, les sites d’e-commerce ont réalisé 15,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, en hausse de 11 % par rapport à 2008, selon l’étude annuelle de Benchmark Group sur le commerce électronique. Pour 2010, Benchmark Group table sur une croissance de 9 %, portant l’e-commerce à 16,9 milliards d’euros. La croissance s’explique plus par la progression du nombre d’acheteurs en ligne (+9 %), que par la hausse de la dépense moyenne annuelle par consommateur. L’e-commerce a notamment été affecté par le ralentissement rapide de la croissance sur le marché du tourisme (45 % du chiffre d’affaires total). A noter par ailleurs que 12 % des sites interrogés par Benchmark Group ont déjà lancé une application mobile (Accorhotels.com, Brandalley, Fnac.com, Voyages-sncf.com, Air France KLM…), et 18 % supplémentaires prévoient de lancer un site m-commerce en 2010. Pour les acteurs qui le proposent (Fnac.com, Dell, Pixmania, Air France, Accorhotels.com, ebookers, Voyages-sncf.com…), le m-commerce ne représente encore qu’une part infime du total des ventes : moins de 1 % du chiffre d’affaires Internet.
Source : quotidiendutourisme.com

SNCF : la grève est finie

Après deux semaines de grève, les cheminots ont enfin voté la reprise du travail dans presque toutes les régions, à l’issue de concertations entre les syndicats et la direction, qui s’est engagée à tenir une table ronde à la mi-mai. Aujourd’hui le trafic est normal sur l’ensemble du réseau.Sur toutes les grandes lignes - TGV, liaisons internationales, Corail, Teoz et Intercités - les trains circulent normalement.

Le conflit, lancé le 6 avril par la CGT et Sud-Rail, portait sur les recrutements, la réorganisation par branches et l’avenir du fret. La direction de la SNCF s’est engagée à mettre la question de l’emploi à l’ordre du jour de la table ronde mi-mai, et à adapter le volume des embauches au nombre des départs en 2010.

Source : pros-du-tourisme.com

Le Synhorcat traduit Tripadvisor, Expedia et hotels.com devant les tribunaux

Faute d’avoir eu gain de cause à l’amiable sur ses revendications, le Synhorcat assigne Tripadvisor, Expédia, et Hotels.com pour informations mensongères et pratiques commerciales déloyales.

Tripadvisor est un site d’opinion sur lequel les clients rédigent un commentaire sur l’hôtel qu’ils ont fréquentés permettant ainsi à tout un chacun de se faire une opinion sur l’établissement en question. Mais ce site propose aussi de réserver en ligne, par l’intermédiaire de site de réservation tels Expedia et Hotels.com. En soulignant comme le rappelle le Synhorcat, qu’Expedia, leader mondial de la réservation en ligne détient 100 % de tripadvisor et Hotels.com., ce qui conduit à un mélange des genres : “Tripadvisor est le site d’opinion qui a le plus de trafic, les internautes le consultent pour se faire une idée sur un établissement, et s’ils veulent en savoir plus, ils se trouvent automatiquement redirigés sur l’un des sites partenaires de réservation et non sur celui de l’hôtel lui-même, sans parler des fausses informations diffusées par ce site”, explique Christophe Paluel-Marmont, chargé de la commission Europe au sein du Synhorcat, qui s’est énormément investi sur ce dossier. S’il n’est pas opposé au principe d’un partenariat commercial, il faut selon lui que les règles du jeu soient claires pour l’utilisateur comme l’hôtelier.

Les trois principaux griefs

Premièrement, cette organisation déplore de fausses réductions de tarifs accordés aux visiteurs et annoncées à grand renfort de publicité sur le site de Tripadvisor. “Nous dénonçons, preuve à l’appui, des promotions mirobolantes qui ne sont pas exactes et pour lesquelles l’hôtelier n’est pas toujours informé mais qui servent uniquement à attirer l’internaute sur ces sites de réservation”, précise Christophe Paluel-Marmont. Pour ce dernier, ce type de mentions constitue une tromperie envers le consommateur et un préjudice à l’hôtelier qui ne pourra honorer ces tarifs.

Deuxième objet de contestation, les fausses informations diffusées sur le site quant à la disponibilité des chambres de certains hôtels. Pour palier à ce problème, le Synhorcat voudrait voir rajouter trois mots “sur notre réseau” à la suite de la mention “il n’y a pas de disponibilité dans l’hôtel” pour que figure désormais “il n’y a pas de disponibilité dans l’hôtel sur notre réseau” ou “complet sur notre réseau”. Car pour Christophe Paluel-Marmont, c’est oublier que l’hôtel assure aussi en direct des réservations, ce qui conduit à donner une fausse information sur la disponibilité de l’hôtel.

Troisième reproche, les fausses indications dissuadant l’utilisateur d’effectuer directement ses réservations directement auprès de l’hôtel en l’encourageant à se rapprocher du site de réservation hotels.com. Et ce même si les professionnels ont été partiellement entendus par Tripadvisor, qui leur permet depuis le début de l’année d’avoir - moyennant finance - un espace contact dans lequel ils peuvent faire figurer l’intégralité de leurs coordonnées, y compris téléphoniques. Cependant, la présentation de la page fait apparaître en gros la mention “vérifier les prix et la disponibilité” qui renvoie automatiquement sur un site de réservation alors que les coordonnées de l’établissement figure mais dans un caractère plus discret.

“Le rôle d’un syndicat”

Le Synhorcat tient à clarifier sa démarche. Les hôteliers ne sont pas opposés à ces sites d’opinion et de réservation qui sont des compléments à leurs métiers, mais ils souhaitent que les règles du jeu soient clarifiées. “Ce que nous demandons est très simple : pas de publicité mensongère, rajouter trois mots de plus - ‘sur notre réseau’ - et qu’on sorte de l’ambiguïté en informant bien l’internaute s’il se trouve sur un site d’opinion ou de réservation”, résume Didier Chenet, président du Synhorcat. Ce dernier justifie l’action de son organisation patronale par la puissance économique de ces sites face aux hôteliers qui ne peuvent se battre à armes égales. “C’est le rôle d’un syndicat représentatif des hôteliers d’entamer une telle démarche. Après plusieurs mois de travail, nous avons une connaissance parfaite du dossier et souhaitons que cette action soit portée par toute la profession.”

Pascale Carbillet

Source : lhotellerie-restauration.fr

Réunion avec Novelli : les professionnels demandent 3 niveaux d’aides

Les professionnels du tourisme sont venus en force pour faire valoir le préjudice du secteur auprès d’Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat au Tourisme, lors d’une réunion qui s’est tenue de 15h à 16h au ministère. La délégation comprend notamment René-Marc Chikli du Ceto, Georges Colson du Snav, Raoul Nabet de l’APS, mais aussi des patrons de groupes du secteur comme Denis Wathier de Thomas Cook et Alain Capestan de Voyageurs du Monde.

Ainsi réunis en délégation, les professionnels ont fait valoir un coût de 30 M€ pour les mesures d’urgence prises par les TO du Ceto pour gérer les séjours en cours des clients et leurs retours. “Chaque jour qui passe représente 10 M€ supplémentaires” précise René-Marc Chikli. 

Sans compter le manque à gagner estimé à 60 M€ pour les voyagistes sur une semaine de haute saison, pendant les vacances scolaires de printemps. “Jamais les entreprises ne rattraperont ce qui a été perdu en période de fortes marges” souligne Raoul Nabet. Selon les premières estimations du Ceto, il a fallu organiser le retour de quelque 75 000 clients sur la semaine du 18 au 25 avril, et 80 000 clients qui avaient réservé n’ont pas pu partir.

Pour ce premier rendez-vous de “présentation des doléances”, les professionnels du tourisme présents ont réclamé “trois niveaux d’aides” : une aide à destination pour les clients coincés sur place et l’organisation de leur retour; une aide économique pour les entreprises du secteur; et enfin une aide à la trésorerie.

Hervé Novelli a convenu de reprendre date lundi prochain avec ses interlocuteurs du secteur pour apporter des réponses à leurs demandes. Entre temps, il promet de faire le tour des ministères concernés, à commencer par Bercy.

V.D. avec S.J.
Source : pros-du-tourisme.com

Le Synhorcat assigne Tripadvisor, Expedia et Hotels.com en justice

En introduisant cette action judiciaire, le Synhorcat veut frapper un grand contre les dérives des sites d’opinion et de réservation dont Tripadvisor, Expedia et Hotels.com sont les principaux acteurs.

Pour le Synhorcat, les visiteurs de ces sites Internet, les clients des hôtels et les professionnels de l’hôtellerie sont aujourd’hui trompés par des informations mensongères diffusées sur ces sites,  que cette organisation qualifie de « flibustiers de la toile ».

Le Synhorcat a entamé un dialogue avec ces opérateurs qui sont restés sourds à ses demandes, pourtant légitimes, pour rétablir une information juste et loyale.

Le Synhorcat déclare agir pour le respect des droits des hôteliers et des consommateurs afin que ces dérives cessent et que l’intérêt collectif de la profession soit préservé.

source : lhotellerie-restauration.fr

Tripadvisor cherche à séduire les hôteliers

Le premier site de communauté de voyageurs veut conquérir les hôteliers. Il met en place un espace propriétaire permettant aux professionnels de mieux gérer la présentation de leur établissement et un espace contact, payant pour l’hôtelier, qui autorisera les voyageurs désireux d’effectuer une réservation à prendre contact directement avec l’établissement.

Tripadvisor, qui fête ses dix ans d’existence, revendique une communauté de 15 millions de membres et 32 millions de visiteurs mensuels. Mais les relations entre les hôteliers et ce site sont loin d’être au beau fixe. Parmi les reproches les plus fréquents de la profession, la demande d’un droit de réponse rapide en cas d’information trompeuse ou diffamatoire. Autre souci des professionnels, les commentaires négatifs sur l’établissement qui peuvent être postés par des concurrents ou des salariés mécontents. Messages qui restent, sans limitation de durée, sur le site. C’est une véritable fronde des hôteliers qui s’est élevée tant au niveau européen avec l’Hotrec (Confédération des associations nationales d’hôtels et restaurants de l’Union européenne) qu’au niveau national avec, en tête des organisations professionnelles, le Synhorcat.

Mais Tripadvisor, déclare changer de cap. Après s’être consacré exclusivement aux millions de voyageurs qui se connectent régulièrement sur son site, la société cherche désormais à conquérir les hôteliers. Pour ce faire, la création en début de cette année d’un poste pour gérer les relations avec les hôteliers. Guillaume Thevenot a été nommé manager des relation commerciales avec les hôtels (‘Hotel Trade Relation Manager’) pour la zone Europe, Moyen-Orient, et Afrique.

Participation plus active des hôteliers
Depuis neuf mois, Tripadvisor donne la possibilité aux hôteliers de s’inscrire sur le site grâce à l’espace propriétaire. L’hôtelier peut alimenter sa page en fournissant des photos et des vidéos de son établissement, ainsi que sa localisation exacte. Mais surtout, précise Guillaume Thevenot, l’hôtelier peut suivre la réputation de son établissement. Le professionnel inscrit reçoit tous les nouveaux commentaires sur son établissement par courriel et auxquels il peut désormais répondre.

Dans ce même espace, il a été mis en place un outil qui permet au professionnel de comparer son établissement avec des établissements de même catégorie, afin d’observer et d’analyser la concurrence.

Cette nouvelle politique commerciale n’est pas altruiste. Le site souhaite améliorer la progression du trafic sur son site avec une participation plus active des hôteliers.

Depuis le début de l’année, en complément de cet espace propriétaire, Tripadvisor propose une offre payante permettant à l’hôtelier d’être référencé, en faisant figurer toutes ses coordonnées : adresse mail, site internet et surtout numéro téléphone. Ce qui permet aux clients de pouvoir réserver directement auprès de l’hôtel sans avoir à passer par une plateforme de réservation. Le coût de cet abonnement annuel va de 250 € pour un hôtel de moins de 10 chambres à 1 000 € pour un établissement de 100 à 200 chambres.

70 % d’avis positifs
Quant à la durée de la présence des messages sur le site, pas de changement. “Les commentaires restent sur le site sauf en cas de changement de propriétaire. Mais sachez que 70 % des avis déposés sont positifs”, déclare Guillaune Thevenot. Autre reproche formulé à l’encontre de Tripadvisor, le classement figurant sur le site et qui ne correspond pas au classement officiel des hôtels de tourisme. “Il n’existe pas de classification des hôtels au niveau européen, mais nous ne demandons pas mieux que de récupérer la classification officielle d’un pays pour la mettre sur le site”, précise Guillaume Thévenot.

Cette opération de séduction auprès des hôteliers se traduira aussi par la mise en place d’ateliers annuels dans les différentes villes européennes avec une présentation du site et de sa politique mais aussi répondre aux questions individuelles des hôteliers. “Les professionnels doivent travailler avec Tripadvisor et pas contre Tripadvisor, mais nous sommes conscients que nous avons un gros travail de communication et d’éducation” à réaliser reconnaît Guillaune Thevenot.
Pascale Carbillet
Source : lhotellerie-restauration.fr

Reprise : les professionnels du tourisme sont optimistes

Pour les vacances de Pâques, les professionnels du tourisme français sont “optimistes” selon le baromètre Atout France TNS Sofres.
Selon ce baromètre, le nombre d’hôteliers satisfaits par leur taux de réservation atteint 48% contre 32% l’année dernière pour les 6 prochains mois. Leur confiance dans l’avenir progresse également nettement, avec 69% d’hôteliers optimistes (contre 54% il y a un an). Les loueurs de logements individuels sont également largement optimistes pour l’avenir (à hauteur de 72% contre 69 en 2009). Pour la clientèle européenne, la saison semble bien engagée avec une relative stabilité par rapport à 2009 (nombre de séjours en baisse de 4%, nombre de nuitées en hausse de 8%). Le baromètre confirme également que les choix de dernière minute deviennent une tendance lourde pour les consommateurs. Par ailleurs, Atout France indique qu’environ 5% des Français ont séjourné cette année en à la montagne (+1 point versus 2009), ils auraient été 4% en mars et seraient 3% à avoir l’intention de s’y rendre en avril 2010, au même niveau que 2009. Parmi les 5% de Français qui partent au ski, 79% séjournent dans les stations (contre 66% en 2009). La saison hivernale 2009-2010 est jugée par les responsables de stations de montagne globalement identique à la précédente qui fut un “très bon crû”. La fréquentation a été très satisfaisante au cours de la saison avec des taux d’occupation locatifs globalement supérieurs à 80%. Par ailleurs, la fréquentation globale des domaines skiables, toutes tailles et tous massifs confondus, est légèrement supérieure à la moyenne des quatre dernières saisons.

Source : quotidiendutourisme.com