En recul de 4 à 5 points par rapport à 2008, la situation des établissements hôteliers varient cependant beaucoup selon les villes et les catégories, selon Deloitte et KPMG.
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| L’hôtellerie française en 2009, chiffres Deloitte. |
Une vision rapide de la situation hôtelière en 2009 montre une situation en recul de 4 à 5 points par rapport 2008 avec un taux d’occupation moyen à 64 % selon les observatoires (KPMG, MKG et Deloitte). Paradoxalement, la province a moins chuté que Paris avec une baisse générale se situant entre 3,8 et 4,5 points (selon les observatoires ) contre 4,6 points de baisse pour Paris. Une analyse sectorielle permet une lecture plus réaliste de la situation. On notera quelques disparités dans les chiffres qui s’expliquent en raison de la composition des échantillons qui n’est pas la même pour tous.
Le bilan de l’année vu par KPMG
L’optimisme est au rendez-vous chez KPMG, qui prédit en 2010 un retour de la clientèle d’affaires, surtout dans l’hôtellerie économique.
Taux d’occupation : La chute est générale dans tous les segments, y compris dans la catégorie 0 et 1 étoile, mais elle est plus durement ressentie dans les 3 et 4 étoiles. Entamée au dernier trimestre 2008, elle s’est amplifiée jusqu’en juin 2009. La saison d’été s’est bien passée, grâce notamment au marché français, avant une rechute générale en novembre et en décembre avec 3 points de moins par rapport à décembre 2008, sauf pour la catégorie 4 étoiles.
Prix moyens : les résultats s’avèrent très contrastés avec une baisse de 11,4 % dans le 4 étoiles et 1,8 % dans le 3 étoiles, alors que les segment 2 et 1 sont en hausse. Pour KPMG, l’augmentation du prix moyen a partiellement compensé le recul du taux d’occupation. Cette hausse s’explique aussi par les efforts réalisés par certaines chaînes pour rénover leurs établissements, comme c’est le cas avec la chaîne B and B.
RevPAR : L’hôtellerie économique s’en sort bien en maintenant son RevPAR. Celui-ci chute plus fortement à mesure que l’on monte en gamme : - 3,9 % en 2 étoiles, 8,8 % en 3 étoiles et 18 % en 4 étoiles.
Le bilan de l’année d’après Deloitte
Le bilan de l’année est plutôt maussade, d’après Deloitte, même si la répartition des baisses entre les principaux indicateurs n’est pas la même pour tous.
Taux d’occupation : entre les 4, 3 et 2 étoiles, la baisse équivaut à peu près à – 7 % par rapport à 2008 sur l’ensemble de l’année.
Prix moyens : c’est sur ce critère que les disparités sont les plus fortes. Les établissements 4 étoiles enregistrent une baisse de 8,9 % alors qu’elle n’atteint que de - 2,8 % en 3 étoiles et tandis que le 2 étoiles reste positif à 3,6 %.
RevPAR : les taux d’occupation reculent, selon Deloitte, avec – 16 % en 4 étoiles, - 8,9 % en 3 étoiles et – 4 % en 2 étoiles.
Entre la province et Paris, les tendances suivent la même courbe baissière, mais celle-ci s’accentue dans la capitale, avec - 15,4 % sur le segment 4 étoiles contre - 10 % en province, - 8,9 % en 3 étoiles (– 6% en province) et - 3 % en 2 étoiles (un niveau équivalent à celui de la province). Une situation à laquelle exception la région Paca, qui a souffert d’une désaffection de la clientèle sur toutes les catégories (- 19 % en 4 étoiles, - 10% en 3 étoiles et même – 11% en 2 étoiles. Cette situation s’explique par deux phénomènes concomitants : la baisse de la clientèle étrangère et la chute du marché des MICE (congrès, séminaires, etc…) qui remplit généralement les hôtels hors saison.
Pour Deloitte, son analyse de quelque 20 villes de province a distingué en 2009 des gagnants et des perdants. Les villes qui montent en 4 étoiles comprennent Strasbourg et Montpellier, et parmi celles qui reculent, on compte Monaco et Toulouse. Dans les catégories 3 et 2 étoiles, les perdantes sont Nice et Cannes et, dans une moindre mesure, Rennes et Rouen.
Les perspectives 2010 pour KPMG
Selon KPMG, le retour à la croissance dans le secteur devrait se situer en 2011. Les taux d’occupation devraient être à la hausse dès 2010, notamment dans les catégories 2 et 3 étoiles en raison des transferts de clientèle et de la rénovation des établissements. Les prix moyens pour leurs part ne devraient pas progresser fortement, en raison d’une compétition tarifaire, dans les catégories 3, 4 et 5 étoiles.
Les catégories économiques, en revanche, qui ont commencé à effectuer leur rénovation devraient bénéficier d’une progression avec des prix moyens plus élevés de l’ordre de 2 à 3 %.
En termes de RevPAR, en raison de la chute des taux d’occupation, la tendance baissière devrait être lissée en 2010, concluent les experts de KPMG.
Évelyne de Bast
Source : lhotellerie-restauration.fr
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