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Le secteur touristique français frappé par la crise en 2008

Le tourisme ressent les effets de la crise. Entre juin et octobre, les nuitées hôtelières ont baissé de plus de 3% selon un bilan réalisé par la société Protourisme. Dans le même temps, l’Hexagone devrait bénéficier cet hiver de la baisse des départs à l’étranger des Français.Pour la première fois depuis le début de l’année en cumulé sur les 10 mois, le solde des nuitées touristiques du tourisme hexagonal devient négatif: “de janvier à mai on a connu une hausse de 2,5% mais de juin à octobre on a constaté une baisse de 3%”, par rapport à la même période de 2007, a indiqué Didier Arino, gérant-associé de Protourisme, société d’études et conseil dans le secteur touristique, joint jeudi par l’AP.

Selon l’étude de Protourisme, 30% des Français ont l’intention de partir en vacances cet hiver, pour un séjour de quatre nuits et plus, et parmi eux, ils sont 80% à affirmer qu’ils vont rester dans l’Hexagone.

“La dégradation de la situation de l’hôtellerie française est préoccupante et généralisée puisque tous les segments sont touchés et plus particulièrement l’hôtellerie de luxe qui, il est vrai, avait cru sans quasiment discontinuer depuis 2003″, selon l’étude.

Par ailleurs, la proportion de ménages envisageant de séjourner à l’étranger baisse d’environ 10% par rapport à l’an passé. Une tendance qui n’avait pas été observée depuis l’hiver 2001/2002, ce qui va certainement affecter les tours opérateurs et les agences de voyage qui basent la plus grande part de leurs revenus sur ces séjours à l’étranger.

Selon M. Arino, “nous assistons à un retournement de marché pour l’hôtellerie, avec déjà 14 régions sur 22 en baisse, qui devrait se prolonger au moins jusqu’au premier semestre 2009 avec une baisse du revenu moyen par chambre et du chiffre d’affaires de l’hôtellerie française bien que la France résiste plutôt mieux que les autres pays européens”.

“Le paradoxe c’est que le mois de mai 2008 a connu l’augmentation la plus élevée jamais connue pour un mois de mai et juste derrière ça a fortement chuté”, a-t-il souligné, rappelant que “la progression globale enregistrée ces dernières années s’était réalisée grâce à la vigueur du marché hôtelier du bassin parisien”

“Depuis 2003, le revenu par chambre disponible était en très forte augmentation mais avec des prix en hausse de 30% sur les quatre dernières années dans le secteur et la baisse du pouvoir d’achat, il était inévitable que la crise nous rattrape”.

Autre fait significatif révélé par l’étude de Protourisme: pour la première fois, une majorité de personnes partant à l’étranger (42%) a réservé son séjour à l’aide d’Internet sans passer par une agence de voyage, contre 35% passés par les réseaux traditionnels.

Source : nouvelobs.com

Frédéric Colas (PDG de SixandCo) “les agences interactives vont moins souffrir que les autres”

Comment les agences de communication peuvent-elles continuer à faire de la marge face à la pression des annonceurs sur les prix ? Les réponses de Frédéric Colas, PDG de SixandCo.

Quelles sont les conséquences de la crise économique sur les agences de communication digitale ?

Frédéric Colas. La crise a plusieurs conséquences sur le marché. Tout d’abord, nous enregistrons une pression sur les prix, même si elle est moindre sur le Web par comparaison avec les autres médias. Ensuite, la prime va à la performance, autrement dit les méthodes telles que le search engine marketing et l’affiliation se portent mieux que le display. Enfin, la crise provoque une absence totale de visibilité que ce soit pour les annonceurs ou les agences. Nous ne savons pas combien nous allons facturer dans deux mois.

Comment réagissent les annonceurs de leur côté ?

Il est clair que les annonceurs veulent de plus en plus maîtriser le retour sur investissement et donc privilégient le paiement à la performance. Cela nous pousse, en tant qu’agence, à réfléchir à des modèles à la performance et aux moyens de mesurer le ROI. Nous proposons des solutions de plus en plus mesurables et nous nous attendons à le faire encore plus régulièrement.

Avec la pression sur les prix, comment les agences vont-elles se rémunérer ?  

La rémunération d’une agence comme SixandCo est basée sur une partie fixe et une autre variable. La partie fixe correspond à la phase de conseil qui permet de mieux connaître les nouveaux clients, leur activité, leurs objectifs et comment nous pouvons les aider à les atteindre. La partie variable correspond au paiement à la performance.

Si nous n’allons pas baisser nos prix sur tout ce qui présente une forte valeur ajoutée - création, conseil et idées -, la production, elle, est soumise à la concurrence mondiale. Les annonceurs, surtout ceux de dimension internationale, demandent à ce que l’on externalise cette activité.

“Nous sommes attentistes par rapport à la variation des coûts”

Comment les agences répondent-elles à cette demande d’externalisation ?

Certaines agences cherchent effectivement à externaliser, par exemple dans les pays d’Asie, mais cela représente une solution assez complexe malgré la baisse de coût effective. Il faut s’assurer que les gens travaillant sur le projet se comprennent et faire en sorte que les demandes soient extrêmement précises car elles sont souvent de mal interprétées. Et difficile de contrôler et modifier rapidement une production lorsque le développeur n’est pas dans un bureau à proximité du votre. Je pense que l’implication des équipes n’est pas non plus la même qu’en interne.

Au contraire, d’autres agences cherchent à produire de la qualité et baisser les coûts en s’appuyant sur leur propre réseau. Chez Sixandco France, nous avons opté pour cette solution et travaillons avec nos équipes portugaises, l’agence étant là-bas numéro deux du marché, juste derrière notre maison mère, Fullsix. Les compétences sont au rendez-vous, mais les coûts sont moindres.

Qu’en est-il sur le plan du recrutement ?

En fait, chez SixandCo en tout cas, le manque de visibilité sur les mois à venir nous mène à réfléchir sur la variabilisation des coûts de production. J’entends par là faire appel à des freelances. Même notre agence enregistre 30 % de croissance de son chiffre d’affaires cette année et, je l’espère, mais sans certitude, 10 à 20 % l’année prochaine, nous n’allons pas recruter de nouvelles personnes pour gérer cette croissance. En somme, nous restons optimistes quant à la croissance du marché, mais attentistes par rapport à la variation des coûts.

D’autre part, nous attendons plus de rigueur au niveau du management de projet de façon à ce que les chefs de projets et consultants soient plus efficaces. Cela passe par de la formation sur la priorisation des tâches et la gestion du temps afin d’augmenter la productivité.

“Il faut forcer les annonceurs à mieux s’organiser au sujet des compétitions”

Le CPM baisse. Pourquoi ne pas établir des minima pour les prix ?

Je pense en effet que la pression à la baisse du CPM sur le Web est mondiale. Pourtant,en France, la raréfaction de l’offre et l’augmentation du coût du GRP en télévision dus à la disparition de la publicité sur les chaînes nationales font que les annonceurs et les marques de taille moyenne augmentent significativement leurs budgets pour le Web. Cela va peut-être permettre au CPM de mieux résister en display. Certes il est très bas en France, mais il l’était bien davantage en 2002 et 2003.

Quant à établir des minima entre agences, cela reviendrait à de l’entente, c’est illégal. On devrait plutôt s’accorder pour exiger des annonceurs des conditions différentes au niveau des compétitions qui sont souvent faussées ou mal organisées. Ils se rendent rarement compte des budgets investis par les agences pour répondre à leurs appels d’offre. Il faudrait établir des conditions minimales de qualité et de dédommagement pour forcer les annonceurs à mieux s’organiser. Mais ce n’est pas le genre de chose que l’on va chercher à mettre en place en temps de crise… Et puis, ça fait des années qu’on en parle des prix minima et du problème des compétitions.

Quels sont les modèles économiques qui vous semblent dangereux pour les agences en ces temps de crise ?

La crise accentue la baisse des investissements dans les médias traditionnels et limite la hausse dans l’Internet. Les agences de publicité traditionnelles vont donc souffrir, qu’il s’agisse d’indépendants ou de grands groupes. Surtout si ces derniers n’ont pas de branche digitale qui fonctionne bien, et il en existe. Les annonceurs vont se tourner vers leaders du Web. En fait, les agences interactives vont moins souffrir que les autres, voire même profiter de la conjoncture.

Et en matière d’offres ?

Tout ce qui n’est pas vraiment mesurable, ou bien si l’on a un doute sur la façon de le mesurer, doit être proscrit. Je pense par exemple aux opérations avec les blogueurs : il est difficile de quantifier l’audience générée. Et même si ce sont le genre de choses qui font avancer le marché, ce n’est pas le moment de lancer des solutions trop innovantes, trop en avance, que ce soit au niveau des agences ou des instituts d’études. Si ces derniers présentent de nouvelles méthodologies, même si elles sont intelligentes, les annonceurs n’investiront pas dans ces produits en 2009 car ils manquent de recul et de moyens de comparer. Cela représente trop de risques.

Source : Agnès le Gonidec, Journal du Net
 

Séminaires

Les Relais & Châteaux font le point

Vienne (AUTRICHE) Les membres de Relais & Châteaux combinent retrouvailles, travail en séminaires et assemblée générale. Le cru 2008 a été dense avec le bilan dressé par son président, Jaume Tàpies, initiateur d’une nouvelle politique commercialement agressive.

Cela fait maintenant trois ans que Jaume Tàpies préside aux destinées de l’association, qui regroupe 480 maisons dans 56 pays. Trois ans… Le temps de mettre en place une nouvelle stratégie et de commencer à en voir les résultats. Plus de 70 % des adhérents étaient à Vienne pour en avoir le cœur net. Devant eux, le président a présenté un panorama des actions mises en place, ou qui vont se concrétiser dans les mois qui viennent : un bilan impressionnant, selon les congressistes.

Perfectionnement des outils commerciaux
La centrale de réservations a enregistré une hausse de 18 % en chiffre d’affaires et 3 % en réservations, soit 62 millions de dollars. Cela représente 114 000 nuitées et 51 000 réservations : 42 % par internet, 31 % par GDS et 27 % par la centrale. L’objectif, pour l’exercice 2008-2009, est de 65 millions de dollars, et de 80 millions de dollars en 2010. Cela passe notamment par un changement du système de réservations central (SynXis) programmé pour mars 2009. “Le système sera beaucoup plus rapide. La disponibilité sera visible à trois mois par le client sur les premiers clics. On sait que chaque clic supplémentaire nous fait perdre des clients, alors nous allons à l’essentiel. De plus, avec cette visibilité à trois mois, le client peut envisager immédiatement de changer ses dates et de réserver”, explique Jaume Tàpies.
Les chèques-cadeaux et forfaits Lys affichent un chiffre d’affaires stable (18 millions d’euros). Une “progression maîtrisée” est annoncée pour le prochain exercice en misant sur la progression des ventes en ligne et sur un nouveau produit (non dévoilé), dont le lancement est envisagé pour la Saint-Valentin.
14,5 millions d’internautes ont ‘cliqué’ sur le site Relais & Châteaux l’année dernière. Un site qui multiplie les fonctions (achat des chèques et forfaits pour la France pour commencer) et les langues : le chinois et le japonais ont fait leur apparition. Cela fait un total de 7 langues.

Internationalisation et notoriété
Autre grand axe de développement : l’internationalisation. Depuis trois ans, 8 pays ont enrichi le portefeuille de destinations des Relais & Châteaux : Cambodge, Chine, Malaisie, Tanzanie, Thaïlande, Inde, Singapour et Maldives (les trois derniers cette année). Macao sera sûrement le prochain pays à les rejoindre. 10 inspecteurs sont mandatés pour dénicher des établissements potentiellement candidats (90 sur 14 pays sur les 12 derniers mois). L’association a déterminé ses champs d’action : Asie du Sud-Est, Chine, Amérique du Sud, Pacific et, plus près de nous, la Grande-Bretagne et le Benelux. Le Mexique et les États-Unis sont particulièrement en ligne de mire.
Pour Jaume Tàpies, l’internationalisation de l’association, longtemps vue comme franco-française, a deux avantages : le premier, de gagner en notoriété dans des zones encore quasi vierges (86 % de taux de notoriété en France, 13 % aux États-Unis), le second, mettre en place la prochaine phase de développement qui doit s’appuyer sur les ‘Routes du Bonheur’. C’est dans le premier guide des Relais & Châteaux, le concept des routes du bonheur était déjà présent. L’idée ? Avoir suffisamment d’établissements dans un pays pour que le client puisse envisager de le découvrir en ne descendant que dans des hôtels Relais & Châteaux. La route du bonheur est tracée par les Relais & Châteaux avec tous les outils : le nouveau guide (lire L’Hôtellerie Restauration n° 3108 du 20 novembre 2008), le site internet, les campagnes de publicité… avec le petit plus du conseil en direct : chaque professionnel recommandant son collègue pour la poursuite du voyage. “Relais & Châteaux doit devenir le meilleur moyen de visiter un pays”, martèle Jaume Tàpies.

Hausse des candidatures pour les ‘Grand Chef’
Et les ‘Grand Chef’ ? Le label qui s’est substitué au Relais Gourmand a reçu “un très bon accueil de la part des membres et des médias”, qui s’est traduit par une hausse des candidatures. Les Relais & Châteaux, avec l’Institut Paul Bocuse, ont mis en place une thèse de doctorat sur trois ans, c’est-à-dire un projet de recherche qui doit aboutir à des pistes afin ‘d’améliorer les expériences clients et leurs processus de mémorisation au sein des restaurants Grand Chef Relais & Châteaux.
Le congrès, c’est un rassemblement quasi familial. Certains ont fait le voyage avec leurs enfants. Quatre d’entre eux sont montés sur scène : Leslie Henriroux, Bérengère Loiseau, Nicolas Decker et César Troisgros. Quatre héritiers qui ont décidé de tisser des liens entre eux, et avec les autres jeunes de l’association, d’échanger des idées, de forger, qui sait, une force de propositions. Jaume Tàpies les a encouragés. Les congressistes ont applaudi cette initiative. Ça bouge aux Relais & Châteaux et la relève s’implique !

Nadine Lemoine
Les trophées Relais & Châteaux 2009

www.relaischateaux.com
Source : L’hôtellerie-Restauration

Sirha - Du 24 au 28 janvier 2009

http://www.sirha.com/2009/

Le Sirha, Salon International de la Restauration, de l’Hôtellerie et de l’Alimentation, ouvrira ses portes à Eurexpo Lyon du 24 au 28 Janvier 2009.

Horaires :

Du samedi 24 au mercredi 28 janvier 2009

EXPOSANTS : 8H00 - 20H00
VISITEURS : 9H00 - 18H00

Tarifs :

Salon réservé aux professionnels (un justificatif professionnel pourra être demandé à l’accueil)

Entrée : 75 Euros pour les visiteurs non munis d’une invitation

 

Pour toutes vos questions :
Tél. 33 (0)4 78 176 312
sirha2009@sepelcom.com

Trophée lhotellerie-restauration.fr du meilleur site internet : cinq établissements ont été récompensés à Equip’Hôtel

75 - Paris En juillet dernier, lhotellerie-restauration.fr a lancé sur son site le 1er Trophée du meilleur site internet d’hôtel et de restaurant. Le succès a été immédiat, puisque plus de 400 établissements ont souhaité enregistrer leur site à cet événement… Et au final, ce sont 5 établissements qui ont été récompensés en début de semaine, dans le cadre du salon Equip’Hôtel.

Lorsqu’il a eu l’idée de ce Trophée, Guilain Denisselle, président du jury et auteur du blog ‘Commercialisez vos chambres sur internet’ sur lhotellerie-restauration.fr, voulait que cette récompense mette en lumière les établissements qui ont véritablement entrepris ‘une réflexion internet’ pour que leur site soit bien sûr une brochure virtuelle, mais surtout un outil performant de commercialisation. “Trop souvent, explique-t-il, les établissements vivent les sites internet comme un mal nécessaire et ne voient pas la finalité, ni l’apport commercial que celui-ci peut avoir en terme de chiffre d’affaires. En lançant ce Trophée, nous voulions sensibiliser les professionnels à la nécessité d’être vraiment pro avec les nouveaux outils technologiques qui dopent la commercialisation.

Des critères de sélection très précis

Le trophée s’est déroulé en plusieurs étapes. La première consistait à sélectionner les dossiers ‘recevables’ et conformes au règlement du trophée. “Nous avons refusé pas mal d’inscription, car elles ne correspondaient pas aux critères que nous avions retenus cette année dans le règlement. Par exemple, nous n’avons pas donné suite aux dossiers des gîtes et des chambres d’hôtes, ni aux ‘chefs à domicile’…” confirme Guilain Denisselle, qui ajoute : “Nous pensons reconsidérer cet aspect l’année prochaine, car il n’y a pas de raison que ces catégories ne soient pas prises en compte”. Dans un deuxième temps, les dossiers ‘retenus’ - 280 au final - ont été évalués sur la base d’une cinquantaine d’items techniques, le contenu (100 points) primant sur le graphisme, l’architecture, le référencement, l’architecture et la déontologie (ces 5 critères réunissant également 100 points).
Nous pensons que le contenu est aujourd’hui ce qui est primordial pour un site internet d’hôtel ou de restaurant. Cette notion évoluera peut-être au fil du temps, mais à ce jour, un site qui n’est pas à jour, qui présente des photos médiocres, un texte descriptif très pauvre ou avec des fautes d’orthographe, qui ne fait même pas figurer ses coordonnées ou ses jours de fermeture, a peu de chance d’être un site commercial performant. Vient ensuite dans ce contenu la présence ou non d’un outil de réservation en temps réel, indispensable pour les hôtels, avec un moteur bien paramétré, un bon formulaire, un meilleur prix garanti…”, commente le président du jury. “Nous avons vu des sites superbes en terme de graphisme, mais qui n’étaient malheureusement pas du tout performants sur le plan commercial ou ultracompliqués sur le plan de la navigation.” Au final, 16 établissements ont été nominés (voir encadré) et 5 lauréats désignés par les membres du jury. Nous reviendrons ultérieurement sur ces sites lauréats pour lesquels nous vous présenterons les raisons qui ont fait leur succès. En attendant, bravo à tous et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !

Les nominés et les lauréats du Trophée lhotellerie-restauration.fr

Source : lhotellerie-restaurationfr

Hervé Novelli salue la vitalité et le dynamisme du secteur

Paris (75) Malgré un emploi du temps surchargé, le secrétaire d’État au Tourisme, venu inaugurer Equip’Hôtel 2008 le lundi 17 novembre, a consacré deux heures à la visite des stands du salon. Il a été accueilli et accompagné par le président de cette édition, André Daguin, Thierry Brener, président du Syneg, Louis Algoud, p.-d.g. de Reed Exhibitions, Valérie Lobry, directrice générale d’Equip’Hôtel, ainsi que des présidents des principales organisations professionnelles du secteur : Christine Pujol pour l’Umih, Jean-François Girault pour la CPIH, et Didier Chenet pour le Synhorcat.

Source : L’hôtellerie - Pascale Carbillet

Crise ou pas, Dubaï inaugure en fanfare un nouvel hôtel de grand luxe

DUBAI (AFP) — Ignorant la crise économique et financière mondiale, Dubaï, émirat arabe du Golfe coutumier des excès et des records, a inauguré en fanfare jeudi soir un nouvel hôtel de grand luxe bâti sur une île artificielle par une party extravagante de 20 millions de dollars.

La fête s’est achevée tard dans la nuit par un gigantesque feu d’artifice qui a illuminé toute la côte de l’émirat.

Plus de 2.000 personnalités avaient été invitées par la société Kerzner International et son partenaire local, le promoteur immobilier Nakheel, qui est contrôlé par l’émirat, pour l’inauguration officielle de “Atlantis, The Palm”, un cinq étoiles qui a en fait ouvert ses portes en septembre.

L’hôtel s’élève à la pointe de “Palm Jumeirah”, la première des trois îles artificielles en forme de palmier en cours de construction par Nakheel.

“Là où nous nous trouvons maintenant, c’était de l’eau il y a cinq ans”, a déclaré dans une allocution Sultan Ahmad ben Sulayem, le PDG de Nakheel.

Cette soirée s’est déroulée alors même que Dubaï, dont la prospérité repose sur l’immobilier et le tourisme, commence à ressentir les effets de la crise économique et financière dont il se croyait à l’abri.

Le gouvernement de l’émirat a ainsi annoncé la création d’une commission pour évaluer l’impact de la crise sur Dubaï et proposer les mesures nécessaires pour venir en aide à certains secteurs, notamment la banque et l’immobilier.

Le gouvernement des Emirats arabes unis, dont Dubaï est l’une des sept composantes, a déjà mis 32,6 milliards de dollars à la disposition des banques du pays pour prévenir une crise de liquidités.

Mais malgré ce soutien, les banques ont considérablement restreint l’octroi de crédits, amenant certains promoteurs immobiliers de Dubaï à procéder à des licenciements.

Nakheel elle-même a dû annoncer il y a quelques jours un ralentissement de ses activités, alors même que la construction de ses trois îles en forme de palmier est loin d’être achevée.

Le président de Kerzner International, le magnat sud-africain Sol Kerzner, 73 ans, a d’ailleurs admis que son projet d’expansion de “Atlantis, The Palm” devrait attendre des jours meilleurs.

“Nous avons achevé les plans. Quant à savoir quand nous commencerons la construction, cela dépendra de l’environnement” économique, a-t-il déclaré cette semaine dans une interview à l’AFP.

“Nous irons de l’avant quand le moment sera venu, quand le financement sera disponible, parce qu’en ce moment, nous ne pouvons pas trouver de financement”, a-t-il admis, tout en refusant de dévoiler le montant de l’investissement.

Kerzner International a déjà subi l’impact de la crise. La société vient ainsi de licencier 800 employés du premier Atlantis, situé aux Bahamas.

Mais M. Kerzner et le président de Nakheel avaient mis de côté ces soucis jeudi soir, le temps d’une de ces fêtes dont Dubaï, un émirat pourtant socialement conservateur, raffole, où l’alcool coulait à flot et où dignitaires locaux vêtus de la traditionnelle “thobe” (tunique blanche) pour les hommes et de l’”abaya” (longue robe noire) pour les femmes côtoyaient des jeunes femmes à la tenue nettement plus légère.

Parmi les invités, figuraient des acteurs (Robert De Niro), des chanteurs (Janet Jackson), mais aussi des hommes d’affaires (Richard Branson) et d’anciens champions (Boris Becker et Michael Jordan).

Le feu d’artifice avait été précédé par un concert de la chanteuse australienne Kylie Minogue.

M. Kerzner a indiqué à l’AFP que la facture de 20 millions de dollars “incluait tout” et que l’investissement était justifié par l’importance du projet.

L’Atlantis, qui compte 1.539 chambres et est formé de deux bâtiments massifs de couleur rosâtre reliés par un pont abritant une suite, est déjà devenu une attraction pour les touristes, au même titre que le célèbre “Burj Al-Arab”, le seul “7 étoiles” du monde.

Source : AFP

Tourisme : à qui profite la crise ?

Si le secteur de l’hôtellerie entrevoit l’avenir avec une angoisse grandissante, d’autres acteurs du tourisme pourraient tirer leur arme du jeu. C’est du moins ce que pressent le site mediavacances.com qui a réalisé une étude sur le tourisme face à la crise en partenariat avec Ipsos.

MediaVacances.com voit en effet l’émergence d’une situation favorable au développement de deux segments du marché de l’hébergement touristique : la location de vacances de particulier à particulier, ainsi que l’hôtellerie de plein air.

Nouvelles tendances de consommation

Depuis l’été 2008, de nouvelles tendances de consommation sont apparues : rationalisation des comportements de consommation des vacanciers (mise en compétition systématique des produits ou services, recherche des meilleurs rapports qualité/prix, emphase sur les qualités principales au détriment des fonctionnalités moins utiles, chasse aux coûts superflus, etc) et recherche des rapports qualité/prix les plus favorables. Si les Français sont attachés à leurs vacances, perçues comme un élément important de leur qualité de vie, les études réalisées ont montré le rôle de certains postes (restauration, sorties…) comme variables d’ajustement budgétaire. Près de 50% des internautes interrogés ont déclaré « avoir réduit leur extras » au cours de l’été 2008. MediaVacances.com anticipe un développement des formules les plus souples permettant aux vacanciers d’adapter certaines dépenses (en particulier l’alimentation et les loisirs) à leur budget, ceci au détriment des formules packagées, ou « all-inclusive ».

On part moins loin

La situation économique, ainsi que les tensions sur les coûts de transport, favorisent les destinations proches, souvent moins onéreuses. A titre d’exemple, 17% des internautes interrogés ont déclaré être « partis moins loin que d’habitude » au cours de l’été 2008 . Ce chiffre est à relativiser en raison de la forte hausse du coût des hydrocarbures au cours de la première partie de l’année 2008.

location de vacances directe auprès des particuliers

La location de vacances directe entre particuliers permet l’économie des commissions des différents intermédiaires successifs intervenant dans la commercialisation des locations : agences immobilières, tours opérateurs, agences de voyages.

A ce titre, elle est particulièrement favorisée par un contexte de restriction budgétaire, comme de nombreux autres services directs visant à supprimer les coûts des intermédiaires commerciaux (vente d’usine, vente directe des producteurs, etc.).

Selon une étude conçue et menée au cours du mois d’octobre 2008 par l’institut de sondage IPSOS pour MediaVacances.com, l’économie moyenne réalisée par la location directe par rapport aux canaux traditionnels de location, grâce à la suppression des intermédiaires commerciaux est estimée par la majorité des Français entre 10% et 30%.

Selon cette étude, la location entre particuliers est l’hébergement de vacances bénéficiant (à quasi-égalité avec le camping) de la perception du meilleur rapport qualité/prix aux yeux des Français.

De plus, la location de vacances, longtemps concurrencée par les formules packagées dans des destinations lointaines, bénéficie d’un retour aux destinations plus proches et aux formules budgétaires plus souples permettant aux vacanciers d’ajuster plus facilement leurs dépenses.

Le camping tire aussi son épingle du jeu !

On remarquera que ces nouvelles tendances de consommation favorisent aussi le secteur de l’hôtellerie de plein air, qui est susceptible de bénéficier de la situation économique actuelle.

Croissance prévue pour 2009

D’après MediaVacances.com, la location de vacances de particulier à particulier va bénéficier d’une croissance positive malgré la baisse générale en volume attendue dans le domaine de l’hébergement, en raison de gains de parts de marché.

Source : voyage.youvox.fr

Les casinos paient cash la crise financière

Rien ne va plus dans le monde des casinos, touché au coeur par la crise économique, la chute des revenus, les projets d’hôtels gelés, les licenciements, les touristes moins nombreux et, surtout, moins dépensiers. Épargnés jusqu’à cette année par la tourmente financière, les casinos de Las Vegas, la capitale du jeu américaine, dans le Nevada, enchaînent les déboires, comme tous les autres secteurs de l’économie. “C’est l’un des plus sévères déclins jamais vus dans l’histoire” des casinos, affirme Brian Gordon, analyste du secteur chez Applied Analysis.

Ce que craint Wall Street, “c’est que la récession mondiale affecte les secteurs des jeux et des voyages de loisirs”, poursuit-il. Les données les plus récentes sont inquiétantes : en septembre 2008, les visiteurs ont été 10,1 % moins nombreux qu’en septembre 2007 à Las Vegas. Et ceux qui ont pris une chambre dans la “ville du péché” l’ont payée 21 % moins cher qu’un an plus tôt, selon l’Autorité des congrès et des visiteurs de Las Vegas. Les établissements du Strip, ce boulevard bordé d’excentriques hôtels casinos géants, ont enregistré une baisse de 5,2 % de leurs chiffres d’affaires, comparé à septembre 2007.

Licenciements et grands projets ajournés

Résultat, la Bourse a sanctionné tous les grands propriétaires de casinos : l’action de Las Vegas Sands a chuté de 95 %, celle de Wynn Resorts de 71 %, le titre de MGM Mirage de 88 % et celui de Boyd Gaming de 90 % sur un an. Las Vegas Sands (LVS) a annoncé mi-novembre que 11.000 travailleurs du bâtiment risquaient d’être licenciés à Macao, où le géant américain du jeu a été contraint de suspendre la construction d’un hôtel et de trois casinos, faute de liquidités. LVS a également gelé des projets à Las Vegas et en Pennsylvanie. Son pdg et actionnaire majoritaire, Sheldon Adelson, classé troisième fortune américaine l’an dernier par le magazine Forbes , a perdu cette année 34 milliards de dollars.

Et Las Vegas Sands n’est pas le seul à souffrir. Boyd Gaming a dû aussi arrêter la construction d’un projet pharaonique de 5 milliards de dollars sur le Strip, baptisé Echelon , en avouant n’envisager le reprendre que fin 2009, au plus tôt. MGM Mirage, le plus gros groupe américain du secteur, avec dix établissements sur le Strip, a dû se séparer de 8 % de son personnel dans le Nevada. La compagnie a également dans son escarcelle cinq gratte-ciel sur le Strip, qui lui ont coûté la bagatelle de 11,2 milliards de dollars. Mais elle n’a reçu d’offres au 3e trimestre que pour 32 appartements. Quelque 1.300 restent à vendre. Et MGM Mirage a aussi gelé un projet de construction d’un second complexe d’hôtels-casinos à Macao.

“Ce que nous vivons là est unique,” reconnaît Alan Feldman, vice-président de MGM Mirage. “Les affaires n’étaient pas formidables cette année, mais cela allait quand même. Puis en juillet et août, nous avons vraiment commencé à sentir la pression et le fond a été atteint en septembre,” explique-t-il. Aujourd’hui, les établissements de Las Vegas tirent 60 % de leurs revenus d’autres sources que les jeux proprement dits : chambres d’hôtel, magasins, restaurants et spectacles. Lors de la dernière période de déprime économique, au début des années 1990, les revenus hors casinos représentaient 42 %. “Historiquement, Las Vegas était une destination bon marché et seul le jeu était coûteux,” rappelle Keith Schwer, de l’université du Nevada, à Las Vegas. Mais ces derniers temps, tout a augmenté, reconnaît-il, et Las Vegas ne devrait plus être “une destination compétitive pour les prix, comme par le passé”.

Source : lepoint.fr (avec agence)