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La SNCF, fière de son « yield management »
Posté par admin le 23.10.2008 @ 18:01 Dans Actualité du E-Tourisme | Aucun commentaire
« Une stratégie d’élaboration des prix qui a pour but d’aligner le niveau de prix en fonction de celui de la demande » lit-on sur le blog «[1] Envie d’entreprendre ». Ce système, utilisé dans l’hôtellerie et les transports, trains comme avions, mais aussi sur les pistes de ski (pour les remontées mécaniques), se base sur l’étude des habitudes des clients. Les prix sont calculés presque en temps réel et la communication à destination de la clientèle est très rapide, d’où la nécessité de faire acheter sur le net. Ainsi, à l’occasion d’un évènement particulier, l’entreprise de transports ne va pas hésiter à faire monter les prix ; à l’inverse, elle les bradera lorsque les places sont vides.
Dans son rapport rendu public mercredi, Hervé Mariton dénonçait l’opacité de la tarification SNCF : prix Pro, Loisirs, heures creuses ou pleines, Prem’s et iDTGV… A la source de tant de différences de prix, des documents internes de l’entreprise sur lesquels le député de la Drôme a réussi à faire main basse. Un des texte explique que « le délai d’anticipation », « destiné à limiter la dilution de la clientèle Affaires » « peut être modifié pour tenir compte des comportements » et « n’est pas communiqué ». Une politique, qui selon le député, va à l’encontre du droit de la consommation et de l’obligation pour tous les commerçants d’afficher leurs prix. L’élu a donc proposé la mise en place d’un « tarif de référence » qui serait le prix médian du billet et permettrait au voyageur d’estimer si, oui ou non, il fait une affaire en se le procurant.
Au final, pour mieux répondre à ces critiques, l’entreprise ferroviaire a décidé de publier dès la fin de ce mois un « guide tarifaire », « avec le tarif le plus haut et celui le plus bas» explique une des représentantes de l’entreprise. Mais, du rapport arlementaire, la SNCF en a aussi retenu que « la variabilité des prix, dimension essentielle du yield management [n’était] pas contraire aux intérêts des consommateurs et au service public». En effet, selon le rapport, la modulation des tarifs en fonction des remplissages ne sert globalement pas à masquer une hausse des prix. Le député fait valoir que si le yeild management « est un vrai problème en termes de politique du consommateur », « C’est une bonne chose en termes de rentabilité de l’activité. »
De fait, la SNCFa augmenté le nombre de TGV tout en améliorant le taux de remplissage de ses rames : «On est à 77 % cette année!» s’enorgueillit Mireille Faugères. Ainsi, toujours selon l’entreprise, sans le yield management, le prix moyen d’un billet de TGV serait de 50 euros, contre 42 euros actuellement. La SNCF reconnaît toutefois que l’amplitude entre les tarifs s’accroit. Peut-être qu’avec le nouveau guide tarifaire et la réintroduction des exemples de prix, le voyageur y verra-t-il plus clair…
Source : en3mots.com
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[1] Envie d’entreprendre: http://www.enviedentreprendre.com/yield_management/index.html
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