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8.7.2008 par admin.
Les clients des hôtels de l’Hexagone trouvent souvent “la note trop salée”. Selon le dernier sondage réalisé par Coach Omnium auprès de 650 clients français et étrangers, 42% des clients jugent les tarifs comme chers (39% des sondés), voire excessifs (3% des réponses. La part des clients mécontents est en nette progression depuis trois ans puisque en 2005, 35% des personnes interrogées jugeaient les tarifs trop élevés.
Cette dégradation de la satisfaction des clients intervient après une réelle hausse des tarifs depuis 2000. Entre 2000 et 2007, les tarifs de l’hôtellerie ont progressé deux fois plus vite que l’ensemble de l’économie selon l’Insee, en augmentant de 29,9% contre une moyenne de 14,9% pour le reste l’économie dans le même temps. Cette flambée des prix est de moins en moins bien acceptée car elle ne s’accompagne pas forcément d’un enrichissement de l’offre, rappelle l’étude,
La perception de cherté est perçue, d’une part, en fonction du pouvoir d’achat des clients, notamment dans les classes sociales les plus modestes, explique l’étude. Mais ce n’est pas l’essentiel puisque l’hôtellerie est surtout fréquentée par les classes moyennes et supérieures, à raison de 8 clients sur 10. Coach Omnium estime donc que “c’est la pauvreté de la prestation face aux prix pratiqués” qui est la plus souvent dénoncée.
Le secrétaire d’Etat au Tourisme, Hervé Novelli, est conscient de la dégradation de l’offre hôtelière et il a mis en route un grand chantier devant aboutir à un nouveau classement hôtelier qui s’appuiera sur les attentes des clients et non pas sur des critères techniques devenus désuets. Ainsi, la France va se doter d’un statut “5 étoiles” pour ses hôtels haut de gamme, comparable aux autres grandes destinations touristiques.
Héléna Dupuy
Source : La Tribune.fr
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8.7.2008 par admin.
Choisir un voyage est devenu tout un art. Il n’y a pas si longtemps, on utilisait systématiquement les agences de voyages pour trouver le meilleur billet possible, mais internet a changé la donne. Aujourd’hui, la terre entière pianote pour organiser ses déplacements, ou tout au moins pour se faire une idée des prix et des possibilités. L’offre est devenue pléthorique et, surtout, compliquée. Fini ces prix fixes qui servaient de référence. Compagnies aériennes, loueurs de voitures, hôtels, compagnies ferroviaires, tous modulent les prix en fonction de multiples critères : période du voyage, remplissage, délai d’achat avant le départ… Des critères qui interfèrent et rendent la lecture des prix incompréhensible pour le voyageur. En fait, les opérateurs essayent par tous les moyens d’« augmenter la recette unitaire », comme on dit dans le métier, c’est-à-dire de vendre le plus cher possible. Pourquoi, en effet, proposer un billet bon marché un jour de très forte demande ? Aussi, tous ont-ils mis en place ce qu’on appelle un « yield », ou système de modulation des prix. Dans chaque compagnie, un bureau travaille donc à gérer les stocks de places. Il possède des historiques qui lui permettent de préparer les tableaux de prix longtemps à l’avance. La veille de Pâques, par exemple, un jour de départ en vacances, mais aussi lors d’un très gros congrès, la compagnie réduira drastiquement le nombre de places aux prix les plus bas pour augmenter les plus chères. Même en s’y prenant très à l’avance, il sera impossible de trouver les prix d’appel dont les compagnies font la publicité. Même chose, par exemple, au fil de la journée : en raison du fort trafic affaires sur les vols ou les trains du matin et du soir (qui sont les plus remplis), le stock de billets pas chers y est volontairement réduit à la portion congrue. L’adage qui consiste à prétendre que « plus on achète tôt, moins c’est cher » n’est donc qu’en partie vrai ! Il faut acheter très tôt, c’est-à-dire plusieurs mois à l’avance, pour profiter des quelques bas tarifs mis à disposition pour les jours les plus demandés. On comprend ainsi que ce n’est pas uniquement le remplissage d’un avion, d’un hôtel ou d’un train qui fait monter les prix, mais la volonté des opérateurs qui, convaincus de la demande à venir, vont maintenir des positions avec des tarifs élevés. Si, à l’approche de la date, tel opérateur se rend compte que la vente ne correspond pas à ses attentes, il peut rouvrir les classes meilleur marché pour doper ses ventes. D’où la surprise de certains clients qui, ayant acheté leurs billets très à l’avance, en voient ensuite le prix baisser ! Les opérateurs sont confrontés à un dilemme : avoir le meilleur taux de remplissage sans pour autant brader leurs stocks. Et cela est valable pour les low-costs comme pour les majors. Le test que nous avons fait est éloquent et, contrairement à une idée reçue, les low-costs ne sont pas toujours les mieux placées en matière de prix.
FRANÇOIS DELÉTRAZ
Source : Le Figaro
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